Nicolas Plourde ne s’ennuie pas du Bâtonnat
Nicolas Plourde ne s’ennuie pas du Bâtonnat
Depuis la cérémonie de passation des pouvoirs qui s'est tenue le 1er juin au Palais des Congrès à Montréal, l'ex-Bâtonnier du Québec n'a pas encore eu le temps de s'ennuyer.

Le lundi 3 juin au matin, Me Nicolas Plourde était déjà à la tâche dans le cabinet boutique qu'il a lancé en avril dernier avec Me Marie-Claude Sarrazin, ancienne avocate de chez BLG.

Le début de ce qu'il présente comme le plus grand défi professionnel qu'il ne s'est jamais lancé, après 15 années passées chez Heenan Blaikie.

Premier mois chargé

L'emménagement dans les bureaux officiels situés au 485 McGill s’est fait le 25 juillet, suite aux premières semaines passées dans des locaux temporaires.

"Le premier mois a été très occupé, mais je suis convaincu que ça va marcher", indique Me Plourde.

Mise à part la gestion et l'organisation du nouveau cabinet boutique, l'avocat a aussi eu l'occasion de remettre les mains dans les dossiers.

"J'aime pratiquer, et je suis heureux de faire du droit", confesse celui qui depuis plus d'un an ne pouvait exercer que ponctuellement, obligations ordinales obligent.

Il n'a pas encore eu l'occasion de retourner devant les juridictions, mais plusieurs interrogatoires et quelques requêtes sont déjà à son agenda.

Rebâtir une clientèle

Marie-Claude Sarrazin, ancienne avocate de chez BLG
Marie-Claude Sarrazin, ancienne avocate de chez BLG
Après avoir consacré plusieurs années à servir et représenter sa profession, tant à l'échelle nationale que régionale, l'avocat doit désormais se rebâtir une clientèle. "Mon associée a déjà un bon carnet, il faut que je travaille à regarnir le mien", dit-il à la blague.

Le bâtonnat l'a tenu éloigné des prétoires, mais Me Plourde avoue aussi que ses fonctions lui ont apporté une grande visibilité et lui ont permis de rencontrer beaucoup de monde.

"C'est un peu pour ça que j'ai décidé de faire le saut, c'était maintenant au jamais", indique l'ex-bâtonnier.

Annoncé en mars, son départ de chez Heenan Blaikie s'est fait de manière progressive et a laissé ses anciens associés déçus. "Ils voulaient que je revienne, mais ils ont compris mes raisons", explique l'homme de 44 ans.

La déception ne sera que de courte durée et devrait laisser place à une collaboration future, notamment en cas de conflit d'intérêts dans des dossiers opposant des clients d’Heenan. "Ils vont me référer des dossiers, ils me l'ont promis", dit l'avocat.

Et après le Bâtonnat?

S'ennuie-t-il du Bâtonnat?

"Vous voulez une réponse honnête? Alors non", réplique-t-il spontanément.

Et pour cause, il siège toujours au Conseil général et sur le Comité exécutif du Barreau en tant que Bâtonnier sortant et a déjà participé à différentes réunions depuis qu'il a laissé la première place à Johanne Brodeur. "Le cordon n'est pas encore coupé", conclut-il.