"Personne n'est au-dessus de la loi. Personne ne peut se soustraire à la loi, quel que soit son statut social", a-t-il déclaré.

Condamné à la prison à vie pour le meurtre de son épouse, Jacques Delisle a perdu toute chance de faire valoir son innocence

Dans le cadre du procès, la couronne avait plaidé que Delisle s'était débarrassé de sa femme pour vivre avec sa maîtresse et éviter un coûteux divorce.

Mme Rainville avait fait un AVC en 2007 qui l'avait laissée handicapée et partiellement paralysée. Elle venait de plus d'être hospitalisée pour une fracture à la hanche.

Me Steve Magnan, procureur de la Couronne dans le dossier de l'ancien juge Delisle.
Me Steve Magnan, procureur de la Couronne dans le dossier de l'ancien juge Delisle.
Plusieurs personnes de son entourage ont témoigné au procès l'avoir entendue tenir des propos suicidaires dans les années qui ont précédé son décès, est-il noté dans la décision de la Cour d'appel. Elles ont aussi affirmé que Delisle était un mari très attentionné et qu'il prenait soin d'elle.

Une preuve technique fort détaillée a été faite sur la façon dont Mme Rainville est morte.

Était-elle en mesure de charger l'arme? Pouvait-elle, avec ses limitations physiques, s'être tiré une balle dans la tête qui aurait fait pareille plaie sur sa tempe et laissé pareilles marques noires sur sa main? Ou est-ce que cette balle ne pouvait avoir été tirée que par une autre personne?

Autant de questions que le jury devait résoudre pour décider, non pas s'il s'agissait d'un meurtre ou d'un suicide, mais plutôt si la Couronne avait prouvé, hors de tout doute raisonnable, que Jacques Delisle avait commis un meurtre.

Le jury de 12 personnes a tranché que oui, alors que le «le verdict de culpabilité pour meurtre est l'un de ceux qu'un jury agissant de manière judiciaire pouvait raisonnablement rendre», et que «la preuve était suffisante pour justifier un verdict de culpabilité", avait ensuite jugé la Cour d’appel.

- Avec Presse canadienne