Me Jean-Pierre Ménard demande la démission du CA
Me Jean-Pierre Ménard demande la démission du CA
Le Conseil d'administration du Barreau du Québec a « foulé aux pieds » l'un des principes les plus fondamentaux des règles de justice naturelle : la règle de l'impartialité, explique Me Jean-Pierre Ménard, Avocat Émérite du cabinet Ménard, Martin avocats dans un communiqué.

Pire : la procédure mise en place par le Conseil d'administration du Barreau le 9 juillet est, selon lui, « un simulacre d'évaluation et d'analyse » ainsi qu’une « parodie de justice » où la décision finale du Conseil d'administration du Barreau est déjà connue et prévisible avant même que le processus ne commence.

Juge et partie ?

En décidant, le 9 juillet 2015, de soumettre le cas de la bâtonnière à un comité ad hoc en vue d'analyser son cas de lui faire des recommandations sur les mesures à prendre, la règle, qui prévoit qu'une personne ou un organisme ne peut être à la fois juge et partie dans sa propre cause, a été bafouée selon lui.

« C'est un principe fondamental de notre droit que le Conseil d'administration du Barreau du Québec, formé principalement d'avocats, ne peut ignorer ou écarter », explique-t-il, affirmant que le C.A tente maintenant de « légitimer après coup son coup de force avorté. »

Puisqu'il a déjà décidé de demander le 1er juillet 2015 la démission de la bâtonnière (...), comment pourrait-il prendre une autre décision que celle de la suspendre, après avoir reçu les recommandations du Comité ad hoc, sans perdre toute crédibilité et légitimité?, se demande Me Ménard.

Selon lui, il faut espérer que les trois avocats qui ont été nommés sur le Comité ad hoc pour examiner le cas, se désistent tout simplement.

Vers une démission ?

Selon Me Ménard, le C.A actuel du Barreau du Québec est en voie de discréditer grandement l'image du Barreau et celle de tous les avocats du Québec en poursuivant sa fuite en avant dans un dossier où il devrait simplement reconnaître ses erreurs et réintégrer immédiatement la bâtonnière dûment élue par plus de 63% des voix des avocats.

« Il est paradoxal de voir le Conseil d'administration du Barreau agir contre la bâtonnière au nom des exigences élevées de la fonction de celle-ci et de l'idéal de justice que doit préconiser le Barreau du Québec alors que ces mêmes administrateurs foulent au pied de façon grotesque des principes juridiques beaucoup plus fondamentaux que ceux qu'ils reprochent à la bâtonnière », note-t-il.

Selon lui, le Conseil d'administration n'a d'autre choix que de démissionner en bloc.

Pour lire la totalité du communiqué, c’est ici.

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