Me Louis-François Asselin
Me Louis-François Asselin
« C’est complètement faux, complètement non fondé légalement, je suis là comme remplaçant et je peux vous dire que cela occupe mon temps pendant la période estivale ! » a conclu Me Louis-François Asselin, ce jeudi, lors d’une entrevue de quelques minutes accordée à la télé de Radio Canada, affirmant que les informations se trouvant dans la procédure de Me Lu Chan Khuong quant au fait qu’il deviendrait bâtonnier jusqu’en 2017 en cas de départ de Me Khuong était fausses.

Il a qualifié l’affaire Khuong de « tempête médiatique « contrôlée par Me Khuong » qui « jour après jour s’assure de parler d’autres sujets que le véritable sujet : que s’est-il passé lors de cet événement là ? Est-ce qu’il va à l’encontre de sa fonction de bâtonnière ? » Selon lui, « Mme la bâtonnière et son équipe de communication créent, depuis maintenant trois semaines, une diversion sur les « véritables enjeux, soit ce que Me Khuong a déclaré au C.A. et à La Presse le 30 juin au soir. « Un article qui a fait, on le sait, la manchette le 1er juillet », dit-il.

À la question de la journaliste « Que répondez-vous aux accusations de la bâtonnière ? », Me Asselin a répliqué : « Totalement faux ! La base de ces faits là, la base de cette situation est toute autre », avant d’ajouter que le C.A. avait décidé d’agir avec « célérité » et de suspendre « avec solde, et avec avantages sociaux » la bâtonnière durant un processus qui mènera à une recommandation du comité.

Plus loin, il précise : « notre institution n’est pas une commission d’enquête, ni une police ».

Ce n’est pas la première fois que le Barreau prend la parole publiquement dans cette affaire.

Première sortie dans Le Devoir

En effet, c’est le 14 juillet dans Le Devoir que Me Louis-François Asselin, VP du conseil d’administration du Barreau du Québec a fait sa première sortie en réponse à l’éditorial du journaliste Antoine Robitaille, qui avait demandé de nouvelles élections, déclarant que le comité ad hoc formé par le CA était « risible » et n’avait « d’indépendant que le nom ».

Le C.A. déclare alors avoir cru « nécessaire » de répondre à « certaines de ces affirmations et de rectifier les faits », a indiqué Me Asselin dans Le Bref, envoyé par courriel à tous les membres du Barreau.

C’est encore Le Devoir qu’a choisi Me Asselin pour s’exprimer mercredi au sujet du groupe de juristes ayant recueilli en 48 heures plus de 100 signatures pour forcer la tenue d'une assemblée générale extraordinaire: « les avocats ne pourront pas obtenir la destitution du conseil d’administration réclamée par certains », a-t-il déclaré au journaliste.

Selon lui, « l’assemblée générale a le pouvoir d’approuver les vérificateurs et de se prononcer sur le montant de la cotisation annuelle, ils n’ont aucun autre pouvoir. Ils peuvent faire des recommandations ».

Toujours au Devoir, il a affirmé que « la seule question qui pose problème », est la « conduite » de Me Khuong, qui aurait selon lui livré « une pure fiction ».

Est-ce que Me Khuong pourra à nouveau collaborer avec les autres membres du CA ?, demande le journaliste. « C’est difficile » de l’envisager, a confié Me Asselin.

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