Me Jean-Francois Bertrand estime qu'il y a «urgence» de réintégrer dans ses fonctions la bâtonnière
Me Jean-Francois Bertrand estime qu'il y a «urgence» de réintégrer dans ses fonctions la bâtonnière
«Chaque jour qui passe est un jour de trop puisque son deux ans de mandat s'écoule», a plaidé jeudi matin Me Jean-Francois Bertrand, devant le juge Michel Beaupré.

La bâtonnière élue tente d'obtenir une ordonnance de sauvegarde de manière à réintégrer ses fonctions le plus rapidement possible. Elle estime que ses droits fondamentaux ont été bafoués lorsqu'un journaliste de «La Presse» a révélé, en juillet dernier, qu'elle avait bénéficié du programme de non-judiciarisation en 2014, à la suite d'un incident survenu en avril de cette année-là, dans un magasin Simons.

Ces données sont confidentielles, a rappelé Me Bertrand, qui estime que 100 000 Québécois ont bénéficié de ce programme depuis son instauration, il y a une vingtaine d'années.

«La bâtonnière est la seule personne dont le dossier a fait l'objet d'une fuite», a-t-il soutenu.

Me Raymond Doray de Lavery qui conseille le CA
Me Raymond Doray de Lavery qui conseille le CA
À la suite de ces révélations, le conseil d'administration du Barreau a «mis la charrue devant les boeufs» en procédant à la suspension de Me Lu Chan Khuong, sans se demander s'il avait le pouvoir de le faire, maintient Me Bertrand.

«Et la réponse est non, non, non et seulement non», a-t-il ajouté, tentant de démolir les prétentions contraires de ses vis-à-vis à cet effet.

Les procédures se poursuivent toute la journée au palais de justice de Québec. Me Bertrand devait terminer ses représentations en avant-midi, après quoi l'avocat du conseil d'administration, Me Raymond Doray, présentera ses arguments.

Le dossier sera débattu sur le fond, dans la semaine du 5 octobre.