Après avoir fait la tournée des médias québécois, l’ex-bâtonnière Khuong revient dans un média anglophone sur la crise qu’a connue le Barreau du Québec ces derniers mois
Après avoir fait la tournée des médias québécois, l’ex-bâtonnière Khuong revient dans un média anglophone sur la crise qu’a connue le Barreau du Québec ces derniers mois
« Si je m’étais écoutée et que j’avais pris la décision seulement pour moi, Lu Chan Khuong personnellement, j’aurais poursuivi le combat et j’aurais amené le dossier jusqu’à la Cour suprême du Canada », a indiqué Me Lu Chan Khuong dans une entrevue avec le site The Lawyers Weekly.

« Mais je me suis dit que j’étais plus grande que ça, a-t-elle poursuivi, et que je me devais de prendre une décision qui prend en compte tout le monde et pas seulement mes intérêts personnels. »

Elle a ensuite évoqué le site web du Barreau du Québec sur lequel « rien n’a été fait » durant la saga estivale qu’ont connu les avocats. « C’était une paralysie totale. Toutes les décisions concernaient mon affaire. Je ne pouvais pas laisser l’ordre professionnel comme cela, je devais faire quelque chose pour sortir de l’impasse. »

Tous les moyens étaient bons

La bâtonnière démissionnaire est aussi revenue sur son passage à l’émission Tout le monde en parle, affirmant dans un éclat de rire qu’elle n’avait pas été « très gentille » avec tout le monde.

« C’est comme s’il y avait des doubles standards selon qui est président, ajoute-t-elle. J’ai donné plusieurs exemples de situations dans lesquelles le Barreau a considéré qu’il n’y avait aucun problème et que les bâtonniers pouvaient garder leur emploi. En ce qui me concerne, ils ne me voulaient pas ici. Donc c’est clair que tous les moyens étaient bons. »

Khuong a de nouveau affirmé qu’elle continuerait à prendre des mesures pour trouver la source de la fuite. « Quand je l’aurai trouvé, ils en seront tenus responsables », a-t-elle dit. Elle indique également ne pas chercher de « vengeance personnelle » mais poursuivre l’exercice afin de restaurer la confiance des citoyens en la déjudiciarisation.

« J’ai une bonne idée d’où cela vient, et ce n’est pas seulement une fuite, c’était quelqu’un qui a plusieurs raisons de ne pas me vouloir là comme présidente. » Selon elle, les voyages internationaux avec les épouses en classes affaires devraient être relégués au passé parce que les membres ne peuvent pas se permettre de payer cela. L’austérité fiscale devrait être appliquée à tous les niveaux, a-t-elle dit.

Une contre-attaque vicieuse

Selon un professeur de droit de l’UdeM Stéphane Beaulac, également interrogé par le site internet, l’intervention de Khuong est « surréaliste ». Il a jugé sa contre-attaque « vicieuse », « exagérée », qui a « terni » des réputations par des « insinuations. » « Cela va complètement à l’encontre des raisons qu’elle a invoquées en donnant sa démission.

Pour rappel, deux semaines à peine après sa démission au poste de bâtonnière du Barreau du Québec, Me Lu Chan Khuong a aussi émis la possibilité de revenir aux prochaines élections si elle constate que sa plateforme électorale n’est pas mise en place.