Toutes les salles d'audience du palais de justice de Québec, au criminel comme au civil, viennent en effet d'être équipées d'un «bouton panique», ce qui permettra à la greffière ou au juge d'appeler des renforts en cas de grabuge, révèle Le Soleil.

Ces derniers peuvent désormais utiliser ces nouveaux boutons, vert pour les cas d'assistance et rouge pour les cas d'urgence.

Le signal est aussitôt transmis par téléavertisseur à tous les constables spéciaux sur le plancher, explique Le Soleil.

Au palais de justice de Montréal, la technologie a été implantée il y a déjà quelque années. Elle fonctionne généralement bien, a dit Frank Perales, président du Syndicat des constables spéciaux du gouvernement du Québec. Les constables spéciaux reçoivent en moyenne une ou deux alertes par semaine.

L'agent Perales voit surtout la pertinence des « boutons panique » dans les salles d'audience où sont entendues les causes civiles et matrimoniales, a-t-il expliqué au Soleil, là où les tensions sont vives. « Comme il n'y a pas de constables spéciaux dans ces salles, c'est là qu'il faudrait mettre les boutons en priorité », estime-t-il.