En France en tout cas, cela n’a pas posé de problèmes déontologiques à Me Robert Bourgi, un puissant avocat qui conseille le pouvoir, notamment dans ses liens avec l’Afrique francophone.

Il a admis aujourd’hui avoir émis un chèque de 13 000 euros (presque 19 000 $) pour payer les costumes du tailleur de luxe Arnys de François Fillon, candidat à l’élection présidentielle actuellement dans la tourmente.

François Fillon a été mis en examen mardi pour détournement de fonds publics, complicité et recel de détournement de fonds publics, complicité et recel d’abus de bien sociaux et manquements aux obligations de déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Il est toujours candidat.

Au Québec en tout cas, le code de déontologie est clair : « Il (l’avocat, NDLR) ne peut, non plus, verser, offrir de verser ni s’engager à verser aucune ristourne, commission ou autre avantage relativement à la prestation de services professionnels à un client ».