Me Nathalie Vaillant juge avoir « quelque chose encore à apporter » à son ordre professionnel
Me Nathalie Vaillant juge avoir « quelque chose encore à apporter » à son ordre professionnel
Administratrice du premier CA du Barreau élu sous le régime de la nouvelle gouvernance, Me Nathalie Vaillant juge avoir « quelque chose encore à apporter » à son ordre professionnel.

Citant son expertise en droit professionnel et administratif, et son implication dans le développement et l’application de la nouvelle gouvernance du Barreau, elle estime avoir l’expérience nécessaire pour solliciter un second mandat, pour l’un des deux sièges qu’à Québec sur le CA national.

Elle s’était portée candidate en 2015 pour travailler notamment à rendre les actions du Barreau cohérentes avec l’esprit –et la lettre—de la nouvelle gouvernance.

Une voix pour les avocats

Dans la perspective de la tenue d’États généraux sur la justice, la plaideuse de Joli-Cœur Lacasse dit vouloir miser « sur la valorisation de la place de l’avocat dans un État de droit ».

Cela étant, lors de cette consultation à venir, « il faut que chacun prenne sa place, pas seulement les avocats ».

Elle explique cependant qu’un « avocat est un spécialiste qui a les compétences pour jouer son rôle dans un État de droit. La primauté du droit fait en sorte que l’avocat » est un maillon essentiel de la chaîne.

Amélioration continue

« La pratique du droit a besoin d’être réfléchie et améliorée, on peut viser à être meilleur », dit encore Nathalie Vaillant. Même si elle peut difficilement faire des promesses qui engageraient le CA, elle soutient néanmoins que certaines questions devront être abordées de front.

« Les délais en matière de justice, un Code de procédure civile qui exige énormément de travail et l’accessibilité à la justice, surtout dans les palais de justice », voilà autant de chantiers qui exigent une réflexion en profondeur, selon Me Vaillant.

Elle cautionne ainsi la tenue d’États généraux qui proposeraient des solutions efficaces à ces problèmes, et qui transformeraient la pratique. Par exemple, « l’amélioration des délais est une responsabilité partagée par tous les acteurs » du système de justice.

Le Barreau
Celle qui a vécu les bouleversements des deux dernières années de l’intérieur concède qu’ « il est clair qu’il doit y avoir une discussion sur le salaire du bâtonnier. Il faut une consultation. Il faut saisir l’opportunité d’échanger sur le sujet du salaire avec les membres. La question devrait être celle d’une rémunération adéquate pour le poste » dit-elle.

Quant aux finances du Barreau, Me Vaillant estime que « la rationalisation des dépenses a été faite ». Cela ne signifie pas de ne pas continuer à améliorer la gestion financière, croit-elle. Par exemple, « 61 % des cotisations va à la protection du public—syndic, enquête professionnelle, etc. », illustrant ainsi que la tarte que se partagent tous les services offerts par le Barreau est restreinte. Ill faudra continuer de veiller au grain , croit-elle, pour que les assujettis en aient pour leur argent.

Bâtonnière de Québec en 2013-14, Nathalie Vaillant siège au conseil du Barreau du Québec depuis mai 2015. Elle a été également membre du Comité consultatif du Barreau du Québec sur les femmes dans la profession de 1990 à 1995.