Stéphanie Vallée n'a pas voulu dévoiler son jeu à Droit-inc.
Stéphanie Vallée n'a pas voulu dévoiler son jeu à Droit-inc.
Questionnée quant à ses attentes, cependant, Stéphanie Vallée, n'a pas voulu dévoiler son jeu à Droit-Inc.

« Les discussions entourant le budget sont confidentielles, mais vous pouvez être certain que j'ai fait mes représentations », a-t-elle déclaré.

La ministre Vallée n'a pas voulu discuter du contenu de ces « représentations », se limitant à dire qu'elle avait avait pris son bâton de pèlerin pour expliquer les besoins de son ministère lors de discussions avec le grand argentier de l'État, le ministre responsable du Trésor Pierre Moreau.

« Mais nous avons annoncé d'importantes sommes d'argent en décembre », a ajouté la ministre Vallée, en référence aux 175 millions $ annoncés avant la période des Fêtes pour désengorger le système de justice.

Elle n'a pas voulu commenter plus avant sur ce que cette annonce pouvait signifier quant à la possibilité que d'autres sommes soient annoncées pour le système de justice.

Le premier ministre Philippe Couillard a fait valoir que le budget du 28 mars prochain serait celui des baisses d'impôt et d'un réinvestissement en éducation et en santé.

« Je ne suis pas sous tutelle »

Questionnée sur les échéanciers que doit suivre Denis Marsolais, responsable de la coordination réduction des délais en matières criminelles et pénales, Stéphanie Vallée a expliqué que les dates butoirs décrétées avant les Fêtes tenaient toujours.

Me Marsolais est chargé de coordonner le déploiement des mesures annoncées lors de l'injection de 175 millions $.

Ainsi, au 31 mars, selon les documents du ministère de la Justice, les 16 nouveaux juges à la Cour du Québec auront été nommés; il y aura du financement permanent pour deux juges suppléants dans le Nord-du-Québec; des démarches auront été faites pour obtenir la nomination de huit juges à la Cour supérieure et de deux juges à la Cour d’appel; le DPCP aura 45 procureurs additionnels et 45 employés de soutien de plus; 47 employés de plus seront au Bureau des infractions et amendes; et trois nouvelles salles d'audience seront accessibles à Montréal et à Laval.

Stéphanie Vallée a tenu à réitérer que la nomination de Denis Marsolais par le ministère exécutif ne signifiait pas qu'elle était « sous tutelle ».

Le choix de Denis Marsolais pour coordonner l'effort est aussi le sien, s'est-elle défendu. « Il faut faire une coordination avec plusieurs ministères, avec plusieurs entités indépendantes comme le DPCP ou la magistrature », dit Mme Vallée, ajoutant qu'il doit également suivre le plan de match qu'elle a contribué à élaborer.

Que Denis Marsolais ait reçu son mandat du conseil exécutif est normal, croit-elle, « les sous-ministres aussi relèvent du conseil exécutif ».

Denis Marsolais, quant à lui, refuse de commenter l'avancée de ses travaux. « Je n'ai pas encore fini de consulter les juges, les procureurs » et plusieurs autres intervenants du milieu, dont la sécurité publique.