Simon Tremblay, bâtonnier sortant
Simon Tremblay, bâtonnier sortant
« Nous aurons bientôt notre propre maison du Barreau! », se réjouit le bâtonnier sortant Simon Tremblay.

Les procédures sont en cours pour faire l'acquisition des locaux occupés actuellement par la librairie Wilson Lafleur, à un jet de pierre du palais de justice de Montréal.

Les locaux occupés actuellement au palais de justice sont devenus trop petits pour les besoins du plus important barreau de section de la province. Il déménagera ses pénates dans sa nouvelle demeure au début de 2018.

« L'évaluation municipale est de 1,55 million de dollars, nous achetons les 4400 pieds carrés pour 1,1 million », poursuit Me Tremblay, qui estime que l'aubaine était difficile à laisser passer.
Cette acquisition permettra de régler ce qui devenait un problème de plus en plus important : le rétrécissement de l'espace disponible au palais.

Conséquence de l'arrêt Jordan, plus de juges occuperont des bureaux au palais de justice. S'ajoutent à cela l'augmentation du nombre d'avocats arpentant chaque jour la salle des pas-perdus, la petitesse et la désuétude des locaux...

Selon ses états financiers publiés, le barreau paie près de 88 000 dollars par an pour ses locaux du palais. De plus, « les rénovations nécessaires pour notre croissance, au palais de justice, s'élevaient à près de 200 000 $ », ajoute Me Tremblay pour expliquer les raisons poussant le barreau montréalais à chercher domicile ailleurs.

On ne savait plus, par ailleurs, si on allait pouvoir continuer d'occuper les lieux d'une année à l'autre. « Nous avions à l'origine un bail sur cinq ans, maintenant il ne se renouvelle plus chaque année, il faut le renégocier chaque fois. Avec des taux historiquement bas, l'achat devient intéressant », explique Simon Tremblay.

Coup de chance, le libraire Wilson Lafleur, sis au 40 Notre-Dame Est, cherchait justement un acquéreur pour ses locaux.

Selon un rapport d'expert commandé par le barreau, l'économie générée par l'acquisition s'élèvera à quelque 60 000 dollars par année par rapport à ce qu'il en coûterait pour louer la même superficie dans le voisinage du palais. Les barreaux de sections sont situés près des cours de justice pour en faciliter l'accès aux membres et au public.

Quant aux espaces achetés, ils seront utilisés à pleine capacité. « Il y a au moins un comité qui qui se réunit chaque jour sauf l'été, les salles de conférences sont toujours pleines », sans compter les membres qui fréquentent le barreau et les activités hebdomadaires, tout cela militant pour l'acquisition d'un immeuble, insiste Simon Tremblay.

Wilson Lafleur conservera une vitrine dans la nouvelle maison du barreau pour quelques années encore.