France : la grand tante du petit Grégory Villemin a été mise en examen

Grégory Villemin
Grégory Villemin
L’affaire avait secoué la France et généré des milliers et des milliers de pages de documents, en plus de conduire à de fausses accusations et à un meurtre: voilà que la grand-tante du petit Grégory Villemin- un garçonnet de quatre ans qui avait été retrouvé pieds et poings liés dans une rivière glacée de l'est de la France en 1984 - et son mari ont été mis en examen vendredi, rapporte le quotidien Le Monde.

Jacqueline Jacob a été mise en examen pour enlèvement et séquestration suivie de mort, selon une source citée par le quotidien français. Son mari Marcel a subi le même sort. La femme de 72 ans est la tante du père de l'enfant, Jean-Marie Villemin. Ce dernier a quitté le tribunal sous haute protection policière vendredi, après la comparution du couple Jacob.

Ginette Villemin - la veuve de Michel Villemin, le frère de Jean-Marie- avait été arrêtée à 30 kilomètres de là, à Arches. Elle a été relâchée jeudi soir.

Le meurtre de Grégory semblait devoir demeurer impuni. Mais 32 ans plus tard, le procureur Jean-Jacques Bosc a dit jeudi que de nouveaux indices ont généré des « résultats intéressants ». Ainsi, une expertise graphologique d'une menace de mort reçue par la famille de Grégory un an avant son meurtre a mené la police jusqu'à la grand-tante qui a été arrêtée.

L'enquête tend maintenant à démontrer que « plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime », a dit M. Bosc, « et je pense que nous nous rapprochons de la vérité ».

L'enquête est un tissu de querelles familiales, d'erreurs judiciaires et de milliers de preuves - dont quelque 2000 lettres anonymes. Un membre de la famille, incarcéré pour le meurtre de Grégory puis relâché, a ensuite été tué par le père de l'enfant. La mère de Grégory a à son tour été accusée de son meurtre, avant d'être complète exonérée.


Condamné pour un « like » Facebook

Condamné pour un « like » Facebook
Condamné pour un « like » Facebook
Un Suisse a été condamné à une peine avec sursis de 4 000 francs suisses (5630 $) pour diffamation. Le quadragénaire est ainsi le premier à avoir été condamné pour avoir montrer son accord avec des commentaires écrits par d’autres. Il a « liké » des propos rédigés contre le président d’une association sur Facebook. Les faits remontent à 2015 lorsque l’homme de 45 ans « like » des commentaires sur Facebook qui qualifient sans preuve le président d’une association contre les élevages et abattoirs d’animaux, de raciste, fasciste et antisémite. D’après la justice suisse, en cliquant sur le pouce levé, l’homme a propagé un jugement de valeur qu’il n’a pas pu prouver.


La justice clémente avec les dealers

La Cour suprême américaine a décidé de limiter les saisies judiciaires chez des personnes condamnées dans des affaires de stupéfiants, mais n'ayant que peu profité du commerce illégal. Cette décision fait écho à l’histoire de Tony et Terry Honeycutt, qui vendaient du matériel de camping dans leur quincaillerie de Chattanooga, dans le sud du Tennessee. Les deux hommes avaient constaté un intérêt marqué pour un désinfectant qui peut servir à fabriquer de la méthamphétamine. Le produit était peu à peu devenu la première source de revenu du magasin. Les deux frères avaient été inculpés pour association de malfaiteurs pour vendre de l'iode en connaissance de son usage illégal. Tony possédait une grande partie de la quincaillerie, tandis que Terry n’était que simple employé. Il avait alors saisi la justice en affirmant qu’il n’était pas intéressé aux ventes. La Cour suprême lui a donné raison dans une décision prise à l'unanimité.