Me Benoît Larouche
Me Benoît Larouche
Cette situation soulève des questions quant à la sécurité du public, du personnel judiciaire et des constables spéciaux.

Le bâtonnier de la Mauricie, Me Benoît Larouche, dénonce la situation.

« Je trouve ça un peu troublant (...) On sait très bien que les palais de justice sont des endroits où il y a un potentiel de violence. On n'a qu'à penser aux causes criminelles, aux causes familiales ou en matière de protection de la jeunesse où, évidemment, il y a des choses qui peuvent exploser », avance M. Larouche.

Même son de cloche du côté des constables spéciaux, dont le mandat est d'assurer la sécurité dans les palais de justice. Radio-Canada apprenait mercredi la situation au président de leur syndicat.

« Je suis stupéfait d’entendre ça. Pour moi, c’est un minimum », déplore le président du Syndicat des constables spéciaux du gouvernement du Québec, Frank Perales.

Pour Me Larouche, les caméras bien en vue ont un effet dissuasif. C’est une mesure de sécurité en soi, estime-t-il. Elles permettent aussi de récolter des éléments de preuve en cas d’incident.


Pas assez de constables

Les deux palais de justice font face à un autre défi en matière de sécurité. Un seul constable spécial est présent sur les lieux.

Une situation que dénonce leur syndicat, qui souhaiterait un minimum de deux constables spéciaux par palais de justice.

Le palais de justice de Shawinigan
Le palais de justice de Shawinigan
« Je vous donne un exemple, un juge ordonne une incarcération et ça se passe mal. Le constable est pris dans la salle. Il ne sait pas ce qui se passe aux entrées, il ne sait pas ce qui se passe présentement dans les couloirs. Il ne peut pas intervenir à deux endroits en même temps. C'est ce que nous dénonçons présentement », martèle le président du syndicat.

Ils sont appuyés par des agents de sécurité qui n'ont ni la formation ni les mêmes pouvoirs.

Au palais de justice de Shawinigan, des miroirs ont été stratégiquement apposés pour permettre au constable spécial de voir tous les lieux et de pouvoir ainsi mieux intervenir.

Malgré tout, les intervenants rencontrés estiment que l'ajout de nouvelles mesures de sécurité est nécessaire.

Les ministères de la Sécurité publique et de la Justice n’ont pas donné suite mercredi aux demandes d'informations de Radio-Canada.