Le bâtonnier Brian Mitchell
Le bâtonnier Brian Mitchell
Le bâtonnier Brian Mitchell est revenu sur la polémique qu’a suscitée son « Mot du bâtonnier » du 8 août dernier. Celui-ci était à la fois en français et en anglais.

Il avait ainsi soulevé l’ire de Me Pierre-Marc Boyer qui l’accusait de contrevenir à la Charte de la langue française.

Pour se défendre, Me Mitchell avait évoqué sa volonté de rendre le Barreau de Montréal « inclusif », rappelant également la tradition d’alternance selon laquelle le bâtonnier élu est anglophone une année sur trois.

Mardi, il est revenu sur l’affaire dans l’infolettre adressée aux membres. « En aucun temps, je n’ai voulu me soustraire à la Loi ou provoquer un débat sur la question linguistique. Cela dit, en réponse à la demande d’un confrère et aux commentaires reçus depuis, le Conseil s’est réuni et, après avoir examiné les faits et nos traditions, il a été décidé que le « Mot du bâtonnier » sera dorénavant diffusé en français, avec une version anglaise disponible en ligne », peut-on lire.

Une décision prise pour « mettre fin à cette controverse pour consacrer nos énergies à l’atteinte de nos objectifs », poursuit Me Mitchell.

Ce dernier souhaite faire amende honorable auprès de la communauté francophone en rappelant avoir œuvré pour la défense « des intérêts des francophones hors Québec et de ceux des anglophones québécois ».

« C’est un peu ce à quoi je m’attendais: qu’on se conforme à la loi. Ce n’est pas une fleur qu’il fait », a dit Me Boyer à droit-inc.

Le « Mot du bâtonnier » du 22 août a ainsi totalement été écrit en français. En haut à droite, il suffit de cliquer sur « English version also available » pour l’obtenir en anglais.