Me Julie Lassonde
Me Julie Lassonde
Me Julie Lassonde souhaite ainsi amener une nouvelle réflexion sur le droit.

L’œuvre « Contrepoids n° 2 : la dimension physique du jugement » sera ainsi exposée du 21 septembre au 13 octobre, à l’entrée de la Cour d’appel du Québec, à Montréal. Il s’agit d’une balançoire, qui s’inscrit dans une série qui donne une nouvelle perspective à la vision qu’on se fait du droit.

Me Lassonde, qui travaille à son compte, principalement dans le domaine des droits de la personne, à Montréal, a fait son bac de droit à l’Université McGill. Elle est membre du Barreau du Québec depuis 2008, ainsi que de celui de l’Ontario, province où elle a travaillé durant plusieurs années.

« L’art apporte une dimension différente au droit »

La première de la série a été exposée à l’école de droit Osgoode Hall à Toronto en 2014-2015, lorsque Me Lassonde y était en résidence. « Les artistes en résidence là-bas explorent les thèmes liés au droit. C’est là que mon projet a commencé avec comme élément central, la balance à bascule. »

L'artiste travaille sur son projet
L'artiste travaille sur son projet
Son intérêt pour les arts, l’avocate l’a depuis toujours. Elle a même fait une maîtrise de droit à l’Université de Victoria, en Colombie-Britannique dans un programme pluridisciplinaire en 2005. Elle y a naturellement choisi les arts visuels.

L’art et le droit sont deux matières présentes dans sa famille comme en témoigne la profession qu’exercent ses parents : une mère professeure de piano et un père avocat.

Pour elle, l’art « apporte une dimension différente au droit, une autre façon d’explorer des thèmes de société ».

Elle met un point d’honneur à s’impliquer jusqu’au bout dans ses créations : « c’est pour cela que mon art est un art vivant, où l’artiste est dans l’œuvre. C’est aussi un travail de mouvement, qui peut ressembler à la danse. Il y aura aussi un enregistrement sonore pour mettre en place le contexte », poursuit-elle.

C’est ainsi que dans « Contrepoids n° 2 : la dimension physique du jugement », Me Lassonde va faire une performance à l’occasion du vernissage.

Cette balançoire rappelle également l’allégorie de la Justice
Cette balançoire rappelle également l’allégorie de la Justice
Aux spectateurs qui viendront la voir jeudi 21 septembre à 18h, elle espère transmettre sa vision du droit, expliquer le rôle des émotions dans le jugement et ramener le corps dans les réflexions dans le droit. « La balançoire à bascule symbolise tout ça, les gens pourront l’utiliser… J’espère qu’ils oseront », dit-elle.

Cette balançoire rappelle également l’allégorie de la Justice, avec son bandeau, son glaive et sa balance.