Maureen Henry et son fils Dovi Henry
Maureen Henry et son fils Dovi Henry
Le juge Martin James de la Cour supérieure de l'Ontario a déclaré plus tôt cette semaine qu'il ordonnera aux géants technos Facebook, Google et Apple de donner accès à une mère aux comptes de médias sociaux de son fils. C'est du moins ce que rapporte la CBC, citant un jugement sur le banc rendu mardi, à Toronto.

Dovi Henry pourrait avoir laissé des indices dans ses textos et ses correspondances quant aux circonstances entourant sa mort en 2014, croit sa mère.

Maureen Henry tente depuis des années d'obtenir de la cour qu'elle force Apple, Bell, Google et Facebook à lui donner accès aux identités numériques de son fils, décédé dans des circonstances nébuleuses.

Il avait été porté disparu le soir de son 23e anniversaire, en avril 2014.

Deux mois plus tard, son corps était repêché dans les eaux du lac Ontario. Mais ses restes n'ont été identifiés que l'année suivante par sa mère, qui a joué les détectives pour retrouver son fils.

C'est en faisant des recherches périodiquement sur internet qu'elle a eu l'idée de chercher avec les mots clés « homme noir morgue non identifié ». Cela l'a conduit au site de la morgue municipale de Toronto, où l'on répertorie les caractéristiques des cadavres dont on ignore l'identité.

L'étudiant à l'Université de Toronto n'était pas suicidaire, affirme sa mère, qui espère que les traces numériques de son fils l'aideront à comprendre ce qui est arrivé. Le dossier est toujours sous enquête par la police de Toronto, selon la CBC.

En ayant accès à ses derniers moments, par l'intermédiaire de ses pérégrinations numériques, Maureen Henry espère pouvoir comprendre ce qui est arrivé à son fils Dovi.