Le bâtonnier du Québec, Me Paul-Matthieu Grondin
Le bâtonnier du Québec, Me Paul-Matthieu Grondin
La justice est un droit aussi fondamental pour les citoyens que la santé ou l'éducation, mais Québec n’y met aucune somme supplémentaire dans sa dernière mise à jour économique, déplore le Barreau du Québec. Or, les besoins sont criants, « notamment en ce qui a trait à l'aide juridique, à l'aide aux victimes et à la nécessité d'informatiser le processus judiciaire », peut-on lire dans le communiqué du Barreau.

Plusieurs dossiers majeurs méritent d'être pris en considération, selon l’organisme : la situation de la justice dans le Nord, les infrastructures judiciaires ou encore la traduction des jugements qui permettraient au Québec de se positionner davantage au niveau de la jurisprudence à travers le Canada.

« Le financement de la justice doit devenir un enjeu prioritaire pour le gouvernement », déclare le bâtonnier du Québec, Me Paul-Matthieu Grondin, qui se dit « particulièrement déçu » de l'absence d'injections de fonds dédiés à la justice. « Bien que la situation en matière criminelle ait connu un certain progrès, nous craignons que la mutation des effectifs et des ressources judiciaires vers le droit pénal ait un effet négatif sur les délais encourus dans les dossiers en matières familiale et civile », ajoute-t-il.

Le Barreau dit vouloir travailler au cours des prochains mois à élaborer un plan de financement adéquat du système de justice au Québec. « Nous avons toujours préconisé des mesures innovatrices pour l'accès à la justice, visant à offrir de meilleurs services aux citoyens en matière de justice et nous comptons présenter ces mesures dès que possible », promet Me Grondin.