Antonio Discepola, aujourd’hui juge à la retraite
Antonio Discepola, aujourd’hui juge à la retraite
En effet, Me Antonio Discepola, aujourd’hui juge à la retraite, fait le saut au cabinet Mercadante Di Pace pour y pratiquer à nouveau comme avocat. À nouveau, car Me Discepola est déjà familier avec ce cabinet : il en a été l’un des membres fondateurs, en 1979. Il aura à présent un rôle de conseiller au sein du cabinet, qui exerce principalement en litige civil et commercial.

Doublement diplômé en économie et sciences politiques et en droit de l’Université McGill, Me Discepola a terminé ses études en 1977 et a été assermenté en 1978. L’année suivante, il s’est joint à Mes Michel Bissonnet et Antonio Di Ciocco : l’étude Bissonnet Di Ciocco Discepola était née.

Or, ses deux collègues étaient épris de politique : le premier, pendant longtemps député à l’Assemblée nationale du Québec, est actuellement maire de Saint-Léonard. Le second a lui aussi été maire de cet arrondissement, avant son décès en juillet 1984.

Le cabinet est donc devenu Bissonnet Discepola, puis Bissonnet Discepola Mercadante à l’arrivée de Me Carmine Mercadante. Jusqu’en 1992, où Me Discepola est devenu le premier avocat d’origine italienne nommé à la Cour municipale de Montréal – en effet, celui-ci est arrivé au Canada alors qu’il n’avait que cinq ans.

Rappelons qu’en 2010, il a mené et gagné une bataille judiciaire concernant la nomination des juges. Désirant être nommé juge à la Cour du Québec, il s’était fait opposer une fin de non-recevoir par le juge en chef de ce tribunal, sous motif qu’il n’avait pas été évalué par un comité de sélection. Or, a-t-on tranché, seul le législateur peut décider des modalités de nomination. Le moratoire sur lequel s’était appuyé le juge en chef était donc illégal, avait décidé la Cour supérieure.