Michel Morissette rejoint le cabinet Morissette Maranda
Michel Morissette rejoint le cabinet Morissette Maranda
Me Michel Morissette n’est pas seulement fier de sa fille, il la soutient jusqu’au bout. Et quelle plus belle preuve de soutien, lorsque celle-ci lance son propre cabinet, d’embarquer dans l’aventure ?

En effet, il y a quelques mois à peine, Me Élise Morissette, 29 ans et Michel Maranda, 36 ans, ont fondé le cabinet, Morissette Maranda, spécialisé en droit du travail. Début janvier, Michel Morissette en est devenu le troisième associé.

« Élise m’a approché pour que je me joigne à eux. Nous avons un intérêt commun pour le droit et de bonnes discussions sur le plan juridique », explique Me Morissette père.

Travailler avec sa fille représente-t-il un défi pour cet avocat de 62 ans, originaire de Montréal ? « Pour le moment, ça se passe bien. Je trouve que c’est intéressant de travailler avec des gens plus jeunes, cela va me permettre de changer certaines méthodes de travail, de me mettre aux nouvelles technologies… Mais je suis aussi très enthousiaste à l’idée de transmettre mes connaissances et mon expérience », ajoute-t-il.

Me Morissette souligne le courage dont ont fait preuve les deux jeunes avocats qui travaillaient au contentieux de la Ville de Montréal. « Ils ont quitté un emploi qui leur assurait une certaine sécurité pour réaliser un projet emballant », dit-il.

Me Morissette est diplômé en droit de l’UQÀM (1978) et a obtenu son Barreau en 1979. Il a fait son stage au cabinet Trudel Nadeau, en droit du travail, puis il y est resté un an comme avocat.

Il a ensuite fondé sa propre entreprise en 1981 baptisée Roy Morissette. Le cabinet servait essentiellement des syndicats et des employés. Puis en 2000, il est passé chez Trudeau Provençal et en 2010 chez Poudrier Bradet.

« Je n’ai jamais imaginé faire autre chose que du droit du travail et de défendre les employés », raconte l’avocat qui pendant ses études, a été délégué syndical dans un hôpital. « Les employeurs, ce ne sont pas des individus… Défendre les salariés c’est souvent se battre pour défendre les plus vulnérables », ajoute-t-il.

D’ailleurs, lorsqu’il n’avait que 10 ou 12 ans, Me Morissette écoutait son oncle lui rapporter ses anecdotes du tribunal. « Il était très bon conteur… et je trouvais ses histoires très intéressantes », se souvient-il.

Aujourd’hui, le juriste se dit pleinement confiant dans la réussite du cabinet qu’il rejoint.