La citoyenne Angèle Petiquay, de Manawan, a livré un témoignage émouvant
La citoyenne Angèle Petiquay, de Manawan, a livré un témoignage émouvant
Le délai de traitement des plaintes pour agression sexuelle a attiré l'attention de la Commission Viens, qui enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics, vendredi à Val-d'Or. La citoyenne Angèle Petiquay, de Manawan, a livré un témoignage émouvant.

Angèle Petiquay a raconté comment sa nièce, Josée Nik, victime d'agression sexuelle en 2002, a perdu confiance envers le système de justice.

Le procès de son agresseur a été reporté de multiples fois, malgré le fait qu'elle devait le croiser régulièrement dans la communauté.

Entre sa première agression et la fin du procès de son premier agresseur, elle a été victime d'un autre viol.

Cette fois, elle a préféré garder le silence, explique Angèle Petiquay. « Je l'ai encouragé, je lui ai dit de porter plainte, mais elle n'a pas voulu. Elle disait que ça servait à rien, que c'était trop dur », a déclaré Mme Petiquay.

Josée Nik a mis fin à ses jours, quelques mois avant la condamnation de son agresseur.

6 à 12 mois pour traiter une plainte

Angèle Petiquay a elle aussi porté plainte pour une agression en septembre dernier et du harcèlement dans son milieu de travail.

Elle déplore, à son tour, les délais. « Elle (personne-ressource au Service de police de la Ville de Montréal) me parle de 6 mois à 1 an, a-t-elle déclaré. Je me mets un peu à la place de Josée Nik. Comment on peut se sentir. Surtout quand on voit l'agresseur tous les jours. »

Angèle Petiquway a invité les survivantes à dénoncer leurs agresseurs et a exprimé le souhaite que les victimes aient davantage d'aide lorsqu'elles entament des procédures judiciaires.

Elle souhaite l'instauration de lieux sécuritaires dans les communautés pour les femmes et les filles, afin qu'elles puissent parler de leur situation.