Me Mathieu Jacques s'est joint à la Direction générale des affaires juridiques de Justice Québec
Me Mathieu Jacques s'est joint à la Direction générale des affaires juridiques de Justice Québec
C'est l'éventail de dossiers dont il pourra s'occuper et la richesse intellectuelle des questions à plaider qui l'a séduit. Après quelques années en pratique privée, dont deux en cabinet et deux autres à son compte, Me Mathieu Jacques n'a pas résisté à l'appel des sirènes. Il s'est joint à la Direction générale des affaires juridiques de Justice Québec.

En effet, les quelque 30 mois passés à lancer son cabinet ont fait voir au Barreau 2012 la dure réalité. « Il y a eu un rapport du JBM sur les conditions des jeunes avocats et je me suis retrouvé », dit-il. Des heures impossibles, des salaires de misère, l'entreprenariat juridique est un chemin de croix.

Il y a plus pour avoir fait le saut. Me Jacques, diplômé du 2e cycle en droit comparé à McGill, estime que plaider pour le gouvernement permet de toucher à un large éventail de dossiers « Je m'occupe surtout de questions portant sur l'IVAC, mais il y a aussi le droit autochtone. Le contentieux du Québec est le réceptable de toutes les contestations constitutionnelles, très stimulantes intellectuellement. »

C'est un jeune plaideur qui en a déjà à remontrer : l'automne dernier, il a participé, à Jérusalem-Est au concours de plaidoirie organisé par l’Institut international des droits de l’Homme et de la paix, basé à Caen, en France. Il y défendait le cas du blogueur saoudien Raif Badawi. Huit avocats – quatre francophones et quatre arabophones – étaient présents. Me Jacques a terminé premier parmi les francophones et deuxième au classement global.

Fort de cette expérience, les dossiers sur lesquels il se penche au contentieux québécois lui permettent ainsi de cultiver sa « fibre sociale ».

Et la fibre internationale aussi : Me Jacques s'est également formé au droit comparé, international, européen et chinois des universités de Helsinki, de San Diego, de Lyon et de Pékin.

Cela étant, il se dit « abasourdi par la richesse des questions juridiques » qui lui tombent sous les yeux tous les jours.

En plus d'être administrateur du JBM, Me Jacques a participé à des missions d'observations électorales en Ukraine.