Jean-Pierre Ménard, l’avocat qui représente la famille de Blessing Claudevy Moukoko
Jean-Pierre Ménard, l’avocat qui représente la famille de Blessing Claudevy Moukoko
L'avocat de la famille de Blessing Claudevy Moukoko, l'adolescent qui est décédé le 21 février, après avoir été découvert inconscient au fond d'une piscine lors d'une activité scolaire, songe à poursuivre la Ville de Montréal et la commission scolaire pour « négligence ».

« Il y a des choses qui ne s’expliquent pas » a déclaré samedi sur les ondes de RDI Jean-Pierre Ménard, l’avocat qui représente la famille de Blessing Claudevy Moukoko.

Le 15 février dernier, le jeune de 14 ans, originaire de la République du Congo, avait été trouvé inanimé dans la piscine du Centre Père-Marquette, dans l'arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie. Avec un groupe d'une vingtaine de jeunes de l'école Père-Marquette, il venait de prendre part à un cours de natation.

Personne ne s'est aperçu de son absence dans le vestiaire. C'est un autre groupe d'élèves qui a découvert le jeune garçon. Après avoir passé plusieurs minutes sous l'eau, il a été retrouvé en arrêt cardiorespiratoire. Il a succombé la semaine suivante.

Selon Me Ménard, il y a eu « négligence »; c'est pourquoi il étudie la possibilité de poursuivre la Ville de Montréal et la commission scolaire. Me Ménard explique que normalement, la surveillance à la piscine est encadrée par des règles « assez strictes ».

Pourtant, « on a perdu de vue ce jeune homme pendant à peu près 20 minutes » a-t-il ajouté. Le ratio d’un sauveteur pour 30 élèves semble avoir été respecté, mais pour l’avocat il faut savoir si la surveillance a été faite de la « bonne manière ».

« De quelle manière les surveillants ont-ils contrôlé l’arrivée et la sortie de l’eau? » s’interroge Me Ménard.

Pour l’instant, l’avocat et les parents de la victime, Jean-Claude Moukoko et Évelyne Mavoungou-Tsonga, ne possèdent pas encore toutes les informations sur le décès, car l’enquête du coroner est toujours en cours. « On n'a pas le détail fin de ce qui est arrivé, mais manifestement, il y a des choses qui auraient dû être faites qui n'ont pas été faites ici. »

Me Ménard précise qu'ils pourront alors déterminer si c'est la surveillance des autorités scolaires ou municipales qui a fait défaut. « C'est une piscine municipale avec un surveillant engagé par la Ville, mais qui travaillait pour la commission scolaire », a-t-il expliqué, en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne.

Les obsèques de Blessing Claudevy Moukoko auront lieu samedi midi, en l'église Sainte-Odile, rue Salaberry à Montréal.