La présidente de l’organisme Tamara Thermitus
La présidente de l’organisme Tamara Thermitus
Le principal objectif derrière ces embauches : traiter les dossiers en attente depuis plus de trois ans. Pour ce faire, le gouvernement provincial investit 750 000 $, écrit La Presse. Ainsi, deux postes de conseillers juridiques et quatre postes d’enquêteurs sont notamment offerts.

Depuis plusieurs années, le budget annuel de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) était demeuré le même – 15 millions de dollars. Cependant, elle est passée de 162 postes en 2011-2012 à 139 en 2016-2017. Or, depuis 2012, plus de 1 500 plaintes par année sont déposées devant l’organisme. Depuis, le délai de traitement des plaintes s’est allongé.

Cette nouvelle arrive alors qu’une crise interne secoue la CDPDJ : la présidente de l’organisme Tamara Thermitus est visée par une enquête du Protecteur du citoyen, à cause de plaintes pour abus de pouvoir et mauvaise gestion. Elle est présentement en arrêt de travail pour une durée indéterminée. La présidence par intérim est assurée par Camil Picard.

Mandat de la Commission

La présidence par intérim est assurée par Camil Picard
La présidence par intérim est assurée par Camil Picard
La CDPDJ a pour mandat de recevoir, de traiter et éventuellement d’intenter des poursuites relativement aux plaintes qu’elle reçoit. Elle fait ses représentations devant le Tribunal des droits de la personne du Québec. Lorsqu’une plainte est acceptée par la Commission, c’est elle qui mènera entièrement le dossier juridique devant le tribunal, à ses frais.

Le chanteur Jérémy Gabriel s’était notamment prévalu de cette procédure pour poursuivre l’humoriste Mike Ward.