Les cryptomonnaies peuvent servir elles aussi au blanchiment d’argent
Les cryptomonnaies peuvent servir elles aussi au blanchiment d’argent
L’Association des spécialistes de la lutte au blanchiment d’argent, section Montréal, offre une formation portant sur le potentiel que les cryptomonnaies ne soient utilisées à des fins inavouables.

À l’heure du bitcoin et autres ether, les cryptodevises sont susceptibles d’être utilisées par les organisations criminelles ou terroristes. D’où la pertinence pour les juristes aux premières lignes de la prévention de ces activités de s'informer sur les tendances et les enjeux inhérents à ces questions.

« Les avocats qui travaillent avec les institutions financières, les autorités de réglementation, bref tous qui sont impliqués dans la lutte au blanchiment d’argent sont susceptibles d’être intéressés par la formation », selon l’avocat Pierre Bilodeau, l’un des organisateurs de la formation offerte le 19 avril prochain à Montréal.

Celui qui est co-responsable des communications pour l’ACAMS (de son acronyme anglais Association of Certified Anti-Money Laundering Specialists) insiste : le potentiel de blanchiment d’argent avec des cryptodevises existe.

Au Canada, la Loi sur la lutte au blanchiment d’argent et au financement des activités terroristes impose aux institutions financières, aux casinos, et à toutes les entités transigeant d’importantes sommes d’argent, de faire rapport au Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada, le CANAFE, afin d’y rapporter les transactions jugées douteuses.

À cet égard, l’utilisation de la cryptomonnaie fait aussi partie des transactions sous surveillance.

Des policiers expliqueront donc les défis posés par les cryptomonnaies pour les organismes d’encadrement.

Il s’agit de François Côté-Duhamel, enquêteur à l’Équipe intégrée de la police des marchés financiers, et de Aaron Gilkes, au Groupe intégré de la criminalité technologique, deux unités de la GRC.

Par ailleurs, Nassiba Idebdou, analyste au CANAFE, discutera du renseignement financier et de l’avenir des cryptomonnaies.

La formation donne droit à un crédit de formation continue de 1h30 auprès du Barreau du Québec.

Quoi: Petit-déjeuner causerie: spécial cryptomonnaies
Quand: 19 avril 2018, de 7h30 à 9h30
Où: Centre de conférence Sunlife, 1155 Metcalfe, 7e étage