Amanda Byrd s'est fait conseiller lors d’une simulation de procès de sourire davantage
Amanda Byrd s'est fait conseiller lors d’une simulation de procès de sourire davantage
Alors qu’elle participait à une simulation de procès avec son groupe dans le cadre d’une compétition internationale au Royaume-Uni, Amanda Byrd a reçu ce commentaire qui, de son propre aveu, l’a laissée stupéfaite.

Le procès auquel elle avait été affectée portait sur les restrictions de la liberté d’expression et la transformation de photos d’autrui sans autorisation préalable; elle souligne avoir pris le sujet très au sérieux .

Après qu’ils aient présenté leurs plaidoyers, Byrd et son partenaire ont reçu des commentaires très différents. Alors que ce dernier a été félicité pour son bon travail, l’étudiante a quant à elle été critiquée pour son expression blasée.

Les juges en charge de l’évaluation des participants ont souligné qu’il était «dommage qu’elle ne sourit davantage, puisqu’elle semblait talentueuse et compétente.» Aucun commentaire négatif n’a toutefois été émis sur la façon dont son camarade se présentait.

Déplorable, dit-elle

Byrd, qui dit avoir choisi le droit afin de combattre la discrimination, avoue ne pas avoir une personnalité particulièrement démonstrative, mais souligne étudier les lois avec beaucoup de sérieux et d’application. Elle a donc jugé déplorable que ses compétences et son travail soient négligés au profit d’un détail concernant son apparence physique et a considéré comme étant sexiste cette approche.

«Est-ce le futur de la profession de juriste? Des salles d’audience remplies d’avocate souriant dans le but de répondre aux attentes de leurs collègues masculins? Allons-nous devoir sourire en plein milieu de procès pour meurtre?»

Byrd a indiqué être quelque peu désemparée quant à la marche à suivre pour dénoncer cette situation.

«Ça ne se fait pas de répondre aux juges pendant les évaluations. C’est impossible. Est-ce que j’aurais pu écrire aux organisateurs de la simulation afin de leur expliquer la situation? Peut-être. Mais nous apprenons à faire attention à la façon dont peuvent être reçues nos plaintes et à l’impact qu’elles peuvent avoir sur nos écoles ou sur nos collègues.»

«Nous apprenons très tôt au sein des écoles de droit que dans ce milieu, une bonne réputation est cruciale.»

En guise de conclusion à son témoignage, Byrd souligne que malgré la frustration, la tristesse et la honte qu’elle a vécu, elle se sent suffisamment forte pour dénoncer ce genre de situation et qu’elle croit et espère que le milieu du droit pourra évoluer.