Me Alain Leclerc du cabinet Goudreau Gage Dubuc
Me Alain Leclerc du cabinet Goudreau Gage Dubuc
Depuis ce matin, un « état d’effervescence » secoue le cabinet Goudreau Gage Dubuc (GGD), indique au bout du fil Me Alain Leclerc, associé principal de la firme.

La raison? Plus de 40 membres dont 16 professionnels de ce cabinet spécialisé en propriété intellectuelle joindront les rangs de Lavery au cours des prochaines semaines.

« “ Effervescence” n’est même pas le bon qualificatif!’ s’exclame en riant Anik Trudel, chef de la direction de Lavery. Il y a une grande excitation chez tous les membres du cabinet, c’est une nouvelle unique, extraordinaire! Du jour au lendemain, on devient un incontournable dans le domaine de la propriété intellectuelle! »

En effet, jusqu’ici, même si Lavery possédait quelques joueurs dans le domaine, ainsi qu’un laboratoire en IA lancé l’an passé et représenté par Me Éric Lavallée, le volet PI manquait peut être un peu au vue de la demande grandissante des clients.

« Cela vient compléter notre offre de services 360, explique Mme Trudel. On s’est rendus compte de l’importance stratégique du volet PI chez nos clients. Nous avons de nombreux de points de jonction. D’abord, il y a beaucoup de synergie au niveau de la clientèle existante. Ensuite, nous sommes tous deux des cabinets matures avec une culture d’entreprise pleine de profondeur, de rigueur. Le facteur humain est un facteur clé chez nous. »

La PI, un incontournable

Depuis ce matin, les deux associés disent avoir reçu bon nombre d’accolades de clients qu’ils ont en commun, très « heureux de faire partie d’une plus grande famille », dit Me Leclerc.

Du côté de Lavery, ce regroupement consolide donc l’offre de service du cabinet auprès des entreprises évoluant dans les industries du savoir et de l’innovation et ajoute l’expertise d’avocats, d’agents de brevets et d’agents de marques de commerce dédiés au droit de la propriété intellectuelle.

La valorisation de la propriété intellectuelle inclut notamment l’enregistrement de brevets et de marques de commerce, ainsi que la protection des dessins industriels et des droits d’auteurs, explique Mme Trudel.

« L’ensemble des entreprises d’aujourd’hui font face à la révolution numérique et l’économie du savoir, poursuit la chef de la direction. La PI est une terre fertile, c’est un incontournable au coeur de notre stratégie d’affaires. »

Un gros joueur

GGD est pour sa part un gros joueur dans le domaine PI, et figure parmi les cabinets déposant le plus de demandes de brevets et de marques de commerce au Canada. Ses clients œuvrent dans plus de 100 pays.

« Notre groupe va apporter de la profondeur, de la compréhension, et aussi une masse critique avec beaucoup d’agents de marques et de brevets, explique à Droit-inc Me Leclerc. Ça va nous permettre de décloisonner les services qu’on rend à notre clientèle, car c’est rare qu’on nous consulte sur des questions pointues de brevets. En général, cela inclut aussi des domaines connexes. Nous allons avoir maintenant un guichet unique. »

Le cabinet couvre aussi de multiples industries de pointe dont l’aéronautique, les nouveaux matériaux, le stockage d’énergie, la biotechnologie, la biochimie, les pharmaceutiques, l’informatique et les télécommunications.

Pour Me Leclerc, il est clair que les entreprises reconnaissent que l’innovation et l’exportation sont des moteurs de croissance. La PI est au coeur des stratégies d’innovation de plusieurs de leurs clients, explique-t-il. Mais cette croissance doit être bien gérée, en particulier en ce qui concerne les secrets commerciaux et industriels et le déploiement de l’intelligence artificielle.

Mme Anik Trudel de Lavery
Mme Anik Trudel de Lavery
« Les enjeux se complexifient et nos clients comptent sur nous », a-t-il ajouté. Par exemple, il faut savoir bien conjuguer les différentes formes de la PI afin d’établir une stratégie commerciale cohérente. De nombreux enjeux accompagnent aussi l’IA, notamment en termes de brevets. « Est-ce que les droits d’auteurs peuvent intervenir là-dedans par exemple? Comment bien protéger l’innovation? On va apprendre ça à de nouvelles entreprises, de Montréal mais aussi du Québec », explique Me Leclerc.

Cette empreinte « québécoise » a d’ailleurs beaucoup rapproché les deux cabinets, complète Me Trudel. .

Du travail et de la préparation!

Concrètement, cela faisait des mois que le cabinet Lavery se préparait à un tel événement.

« Nous avons une grande agilité organisationnelle chez Lavery, détaille Mme Trudel. J’aime dire que l’on est une terre d’accueil fertile. Nous avons déjà un historique dans le domaine avec l’intégration de cabinet comme Desjardins Ducharme ou d’avocats de chez Heenan Blaikie. »

Pour Mme Trudel, une bonne intégration des nouveaux professionnels est « fondamentale ». « Les gens doivent sentir qu’ils sont accompagnés dans cette intégration, on se donne le temps de bien faire les choses. »

Verra-t-on une nouvelle acquisition dans le futur pour Lavery? « Nous sommes sur une bonne lancée! », indique Mme Trudel.

Quant à GGD, il ne s’agit pas seulement de réaliser une « juxtaposition d’équipe » mais bien de trouver une synergie dans le travail de tous les jours et de contribuer au développement de la croissance de Lavery.

« Ça va être beaucoup de travail oui!, s’exclame Me Leclerc, mais aussi beaucoup de plaisir! »

Pour les deux cabinets, un même horizon : une vision de croissance.

« Et on va maintenant réfléchir à comment positionner la PI dans cette vision de croissance! », conclut Mme Trudel. Une perspective qu’elle juge « excitante » en termes de développement d’affaires pour leur clientèle.