Anton Delane, Directeur général du groupe des technologies d’entreprises
Anton Delane, Directeur général du groupe des technologies d’entreprises
Dentons est la plus grande firme du monde, en termes d’avocats. Statistiquement, elle était donc la plus susceptible d’être visée par des dénonciations de harcèlement sexuel. Et ça a en effet été le cas, rapporte Above the Law.

S’il est impossible pour les firmes de garantir qu’aucun employé ne subira effectivement du harcèlement sexuel, elles ont néanmoins le pouvoir de gérer efficacement la situation et de prendre les mesures appropriées. C’est le défaut de ce faire qu’on reproche justement à Dentons, dans cette demande en justice déposée dans l’État de New York.

Krunali Parekh, une spécialiste du développement d’affaires, se plaint en effet de gestes posés par Anton Delane, Directeur général du groupe des technologies d’entreprises.

La demande introductive d’instance énumère pendant une page entière des comportements déplacés qu’aurait eu M. Delane à l’égard de Mme Parekh. Parmi ceux-ci, il lui aurait dit « être amoureux d’elle », qu’il « voulait la baiser », et qu’il voulait avoir des relations sexuelles anales avec elle. Il lui aurait aussi demandé « si elle s’était déjà demandée ce que c’était que d’être avec un Noir », et l’aurait incitée à le rejoindre alors que sa femme était à l’extérieur de la ville.

Il aurait aussi procédé à des attouchements de nature sexuelle, tous non désirés par la plaignante. Celle-ci déclare l’avoir repoussé à chaque fois, sans succès.

Or, malgré le Code de conduite étoffé de Dentons, qui inclut une politique sur le harcèlement et la discrimination, aucune mesure n’a été prise à cet égard, déplore Mme Parekh. Son supérieur des ressources humaines, dûment avisé, lui aurait au contraire intimé de « ne pas parler de cette affaire à l’intérieur ou à l’extérieur de la firme ».

Mme Parekh demande donc un jugement déclaratoire en sa faveur, une injonction pour forcer Dentons à remédier aux avances sexuelles non désirées et répétées, et des dommages-intérêts compensatoires et punitifs.

Pour lire la demande en justice (en anglais), cliquez ici.