Melinda Kazandjian (crédit photo : Pierre-Paul Poulin) démolit une maison et s’en tire sans casier
Melinda Kazandjian (crédit photo : Pierre-Paul Poulin) démolit une maison et s’en tire sans casier
L’étudiante en droit Melinda Kazandjian, qui a été reconnue coupable d’avoir «pratiquement détruit une maison» au volant de sa voiture, s’en tirera finalement à bon compte.

En effet, cette dernière bénéficiera d’une absolution de la Cour et n’aura donc pas de casier judiciaire, rapporte le JDM.

Les avocats de l’étudiante de 29 ans, ont soutenu qu’elle était «un atout pour la société (...) puisqu’elle a terminé une maîtrise en droit en Californie», toujours selon le journal.

Selon Montreal Gazette, la juge Geneviève Graton a jugé qu’il n’était pas «approprié» que Kazandjian soit incarcérée, puisque cela risquait de lui fermer des portes.

Travaux communautaires et dédommagements

Si la Couronne demandait une peine d’emprisonnement d’entre 9 et 12 mois, les avocats de Kazandjian ne considéraient pas que la jeune femme méritait un casier judiciaire.

À l’annonce du verdict, ces derniers ont d’ailleurs déclaré qu’il s’agissait d’une sentence «juste et proportionnelle», selon le Montreal Gazette.

Si l’absolution lui sera accordée, l’accusée devra toutefois effectuer 240 heures de travaux communautaires et verser 4000 $ de dédommagements aux victimes, ce qui représente environ 1 % des dommages qu’elle a infligés à la résidence qu’elle a heurtée.

Un petit ami abusif

Melinda Kazandjian avait plaidé coupable pour conduite dangereuse en 2017. Elle roulait à 150 kilomètres/heure, soit plus de 80 kilomètres au-dessus de la limite de vitesse permise, lorsqu’elle a embouti en décembre 2013 une maison du secteur de Dollard-des-Ormeaux, causant plus de 350 000 $ de dommages à la résidence.

Si les propriétaires occupants et leurs trois enfants étaient présents sur les lieux au moment de l’accident, aucun d’entre eux n’a été blessé. Dans des propos rapportés par le Montreal Gazette, les parents ont comparé le bruit de l’impact à celui «d’une explosion ou d’un missile.»

Kazandjian a expliqué à la Cour qu’elle n’était pas dans son état normal le soir de l’accident et qu’elle se disputait avec son petit ami «abusif», qui était également dans la voiture.