Pierre Simard, Retraité de la SQ
Pierre Simard, Retraité de la SQ
Pierre Simard, un ancien inspecteur-chef de la Sûreté du Québec (SQ) poursuit la police provinciale pour 850 000 dollars.

Il accuse son employeur d'avoir orchestré son départ en l'intimidant et en le traitant de « bon à rien », rapporte le Journal de Montréal.

La requête a été déposée en cour en juin. Dans ce document, il explique que le climat de travail dans lequel il exerçait était « insupportable » et en parle comme d'un « calvaire ».

Il s'estime victime d’un « congédiement déguisé et injustifié » du corps policier dont il a fait partie durant 29 ans.

Après avoir travaillé à Baie-Comeau, il est devenu commandant du district Montréal-Laval-Laurentides-Lanaudière de la SQ, basé à Mascouche, en 2011, avant d’être renvoyé.

Dans sa requête, il pointe spécifiquement du doigt Martin Prud’homme, qui venait de prendre la direction générale de la SQ. Ce dernier est aujourd'hui chef intérimaire du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Si tout semblait bien se passer lors des premier contacts, rapidement, la situation s'est dégradée.

Trois mois plus tard, on l’aurait plutôt sommé, « sans aucune explication », de « vider son bureau » à Mascouche parce qu’on lui retirait son poste de commandant pour le rapatrier à Montréal.

M. Prud'homme à cette époque avait congédié 60 personnes parmi les cadres. M. Simard était alors devenu « négociateur patronal » et son premier mandat a été de défendre ces changements face à sa propre association professionnelle, celle des officiers de la SQ.

« Sous le choc », M. Simard se serait fait dire par un patron qu’il était mieux de taire son mécontentement ou « ce sera la fin pour lui ».

À l’été 2015, M. Simard décide plutôt de postuler au poste de commandant de la SQ à Trois-Rivières, ignorant les attaques de son successeur à Mascouche, l’inspecteur-chef Jimmy Potvin, qui l’aurait traité de « bon à rien ».

Se sentant dénigré par la direction, le demandeur est tombé malade, puis fut ramené au quartier général de Montréal, « isolé » dans un bureau « adjacent aux toilettes » et « sans tâches quotidiennes au long de la semaine ».

La seule solution pour lui était finalement de mettre un terme à sa carrière à la SQ, qu'il décida de quitter en juin 2017.