Me Alissa Stachrowski, âgée de 30 ans
Me Alissa Stachrowski, âgée de 30 ans
Depuis son arrivée sur le marché du travail en 2014, Me Alissa Stachrowski, âgée de 30 ans, n’avait plus beaucoup de temps pour s’engager dans la communauté. Pourtant, la Barreau 2013 était très impliquée lors de son parcours universitaire, qui s’est fait en deux temps: elle a complété son baccalauréat à l’Université de Montréal en 2012 et trois ans avant cela, un baccalauréat en psychologie à l’Université McGill.

Elle a notamment oeuvré pour Amnistie internationale et le Comité du droit de la santé.

Cette implication lui manquait. Elle tenait à donner au suivant. L’avocate de De Granpré Chait, qui pratique en litige civil et commercial, vient donc d’accepter un mandat au sein du conseil d’administration de Perspective communautaire en santé mentale. Droit-inc s’est entretenu avec elle.

Qu’est-ce que Perspective communautaire en santé mentale?

C’est une organisation qui œuvre dans l’Ouest-de-l’île, et qui vise à réintégrer les personnes ayant des troubles de santé mentale dans la communauté, en les aidant notamment à trouver des emplois. Nous visons à limiter les préjugés et la stigmatisation de ces êtres afin de leur permettre d’atteindre leur plein potentiel.

Avez-vous fait les premiers pas vous menant à une nomination à ce poste?

Oui. Comme la psychologie me passionnait, j’ai fait des recherches sur le web pour découvrir les organismes qui œuvraient dans le milieu de la santé mentale à Montréal. J’ai rencontré le président de l’organisme, Michael Netto, qui m’a rapidement offert un poste sur son comité administratif.

Vous avez exprimé votre intérêt pour la psychologie, mais pourquoi la cause de la santé mentale vous touche particulièrement?

C’est toujours ce qui m’a intéressé le plus à l’école. C’est un sujet qui englobe énormément de problématiques intéressantes de la psychologie et qui touche un grand nombre d’êtres humains. Tout le monde connait quelqu’un, que ce soit un proche ou un ami, qui est victime de problèmes de santé mentale. Je crois qu’il est important que l’on parle de cet enjeu pour éliminer les préjugés qui l’entourent.

Trouvez-vous que vos connaissances en psychologie vous permettent d’être une meilleure avocate?

Définitivement. Dans le domaine du litige, il est important d’être perspicace. De comprendre les différents types de personnalité qui se présentent à nous. Mes connaissances me permettent d’adapter mes techniques de négociation au profil psychologique de l’avocat avec lequel je dois discuter.

Est-ce que réaliser deux baccalauréats consécutifs était votre but initial?

Oui. Mon but ultime a toujours été d’étudier en droit, mais je me trouvais trop jeune à ma sortie du Cégep pour faire mes débuts dans ce milieu. J’ai donc commencé mes études en psychologie, car cela me passionnait, mais j’ai vite réalisé que le droit m’emballait davantage d’un point de vue professionnel.

Croyez-vous qu’il sera difficile de concilier ce mandat à votre métier d’avocate?

En toute honnêteté, je ne sais pas encore comment je vais gérer mon horaire. Au moins, mon cabinet De Granpré Chait est très compréhensif de mon désir de m’impliquer dans cet organisme.