Un enquêteur de la Sûreté du Québec (SQ) accusé d’avoir menti aux médecins
Un enquêteur de la Sûreté du Québec (SQ) accusé d’avoir menti aux médecins
Un enquêteur de la Sûreté du Québec (SQ) accusé d’avoir menti aux médecins dans l’objectif de prolonger son congé de maladie poursuit les autorités pour la somme de 2 millions de dollars. Il juge qu’une enquête à son égard aurait été « bâclée » et « abusive » ce qui aurait « grandement affecté » sa qualité de vie.

Nicolas Landry, 42 ans, a intenté deux poursuites en marge de son procès qui débutera ce jeudi. Il souhaite obtenir solidairement 1 million de dollars du procureur de la Couronne Me Pierre-Olivier Gagnon, de la patronne du DPCP Me Annick Murphy, de la Procureure générale du Québec ainsi que du Directeur des poursuites criminelles et pénales.

Dans un second recours, il poursuit la Procureure générale du Québec, la Sûreté du Québec ainsi que l’enquêteur François Berger pour 1,2 million de dollars.

Dommages physiques et financiers

Dans la première poursuite, Landry explique que Me Annick Murphy aurait déposé une accusation de fraude en réaction de pressions de la SQ, alors qu’un de ses dirigeants Yves Morency lui aurait demandé directement de le faire.

Nicolas Landry, 42 ans, a intenté deux poursuites en marge de son procès
Nicolas Landry, 42 ans, a intenté deux poursuites en marge de son procès
« De fait, la Sûreté du Québec a fait une enquête bâclée en l'orientant de façon non objective, dans le seul but de (lui) faire perdre son emploi en l'accusant de fraude », peut-on lire dans la requête.

On reproche à un enquêteur de la Direction des normes professionnelles de la SQ d’avoir orienté son enquête dans l’optique que Nicolas Landry soit licencié dans la deuxième poursuite.

L’agent de la paix explique avoir dû cesser les activités de son entreprise de déneigement en raison de l'enquête policière. Il aurait essuyé des pertes financières en plus de voir son état de santé se dégrader au cours du processus.

Congé de maladie injustifié?

Il y a trois ans, l’enquêteur de la SQ avait été accusé d’avoir fraudé plus de 5000 dollars à la SQ entre le 22 mai et le 20 novembre 2014. Il aurait transmis de fausses informations aux médecins de l’organisation afin de prolonger son congé de maladie.

Il aurait alors continué de travailler durant son congé pour les agences de voyages de son père et de sa conjointe, tout en s’impliquant dans son entreprise de déneigement.

Depuis 2009, quatre médecins auraient évalué la santé mentale de Nicolas Landry dans le cadre de son arrêt de travail. Selon la poursuite, trois d’entre eux ont indiqué qu’il souffrait de dépression moyenne ou sévère.

Toujours selon la requête, la SQ ne se serait basée sur le diagnostic d’un seul médecin pour amorcer une enquête criminelle.

Depuis 2016, Nicolas Landry a eu plusieurs démêlés avec la justice, notamment pour voies de fait armées, séquestration, méfait, harcèlement et vol.