Peter Simons, le grand patron de La Maison Simons
Peter Simons, le grand patron de La Maison Simons
Peter Simons, le grand patron de La Maison Simons, s’est excusé publiquement, lundi, pour la commercialisation d’une gamme de soutien-gorge portant les noms de personnalités canadiennes, dont celui de l’ex-juge en chef de la Cour suprême du Canada, Beverley McLachlin, rapporte Le Journal de Montréal.

Cette dernière n’en avait pas été informée et n’avait donc, évidemment, pu donner son autorisation. Beverley McLachlin, qui s’est retirée de ses fonctions à la Cour suprême en décembre 2017 après 28 ans de service, vient de publier son premier roman, un thriller juridique.

« Cette initiative était de mauvais goût et je vous présente mes sincères excuses pour cette utilisation inappropriée du nom de Mme McLachlin ainsi que celle des autres femmes », a écrit Peter Simons dans un courriel destiné à sa clientèle.

Le matériel promotionnel a été entièrement retiré. « Réalisant mon erreur, j’ai retiré et détruit tout le matériel lié à cette campagne. Notre organisation se réunira pour s’assurer que nous apprenons de cet incident », a indiqué M. Simons.

Simons avait mis en marché, au début du mois, cette gamme de lingerie en ayant recours aux noms de plusieurs personnalités féminines marquantes afin de souligner leur « contribution historique au pays ». Parmi elles: la romancière Gabrielle Roy et la suffragette Nellie McClung.

29 dollars pour une « Beverley »

l’ex-juge en chef de la Cour suprême du Canada, Beverley McLachlin
l’ex-juge en chef de la Cour suprême du Canada, Beverley McLachlin
« La bralette Beverley » était en vente au coût de 29 dollars. Sous la photographie d’un jeune modèle, on précisait que McLachlin a été la première femme à être nommée juge en chef au Canada.

Ce sont des consommatrices, estimant que la démarche de Simons était réductrice, qui ont d’abord fait part de leur malaise dans un article du quotidien The Gazette paru ce week-end.

Par ailleurs, la Maison Simons dit avoir accepté, à l’invitation de Beverley McLachlin, de contribuer à la campagne de financement de la maison des femmes Cornerstone à Ottawa.

Par la voie de sa porte-parole, citée par le quotidien The Gazette, McLachlin a remercié l’entreprise d’avoir « rapidement porté attention à cet enjeu ».