Le juge en chef associé de la Cour supérieure du Québec, Robert Pidgeon
Le juge en chef associé de la Cour supérieure du Québec, Robert Pidgeon
Pendant quatre mois, l’équipe de l’émission Les coulisses du palais a eu un accès privilégié au Palais de justice du Québec.

« C’est un peu pour démystifier ce que c’est le palais de justice (…) On voulait que les gens comprennent que tous les jours dans les palais de justice du Québec, il y a des milliers d’officiers de justice qui s’en vont là, qui sont passionnés et qui veulent que la justice fonctionne », explique le producteur au contenu et scénariste, Yves Thériault.

« Il y a beaucoup d’efforts qui sont déployés pour rendre la justice plus accessible », ajoute pour sa part le juge en chef associé de la Cour supérieure du Québec, Robert Pidgeon. Avec l’incursion d’une équipe de télévision, il espère que le public comprendra mieux les rouages du système.

« Humaniser » le système

Dans cette série de onze épisodes, le scénariste Yves Thériault donne un visage humain aux acteurs du système judiciaire, dont le rôle peut être mal compris.
« On va comprendre leurs motivations, on va comprendre aussi l’importance de la charge qu’ils ont. Ce n’est pas tout d’entendre les causes (…) c’est énormément de travail. On voit des gens qui prennent vraiment ça à cœur. »

Pour M. Pidgeon, le rôle du juge « a énormément changé depuis dix ans, il est devenu aussi un conciliateur.»

Le juge est plus impliqué dans les dossiers, mais son rôle reste toutefois nébuleux pour le public, croit M. Pidgeon. « La vieille image du magistrat, était celui qui arrive en salle d’audience, entend les partis, se retire et rend jugement. C’est fini ce temps-là, ça a changé énormément », souligne-t-il.

La série explore plusieurs aspects et acteurs du quotidien d’un palais de justice. Il sera possible d’y voir le quartier cellulaire où transitent les détenus, un procès devenu juge et jury, des séances de conciliation ou encore des audiences à l’Institut universitaire en santé mentale de Québec.

Ouvrir les portes

Les juges et les membres du Barreau ont bien reçu les équipes de caméra au sein de leur environnement, selon Robert Pidgeon. « Certains étaient sceptiques, mais après avoir visionné toutes les émissions, on m’a dit “ouais c’est vrai, on a bien fait”. »

Il y a eu un certain droit de regard afin d’éviter de faire dérailler un procès par exemple, précise Yves Thériault. « Il y a beaucoup de ramifications légales, on voulait préserver l’identité des justiciables. Selon les choix éditoriaux, on ne voulait pas nuire au processus judiciaire. »

Il assure toutefois qu’au niveau du contenu, il n’y a pas eu de changements importants demandés.

Le premier épisode de l’émission Les coulisses du palais sera diffusé vendredi à 20h sur Canal D.