En tout cas, la désertion d’Yvon Martineau et de deux de ses collègues de Fasken Martineau vers Blakes semble donner des idées à plusieurs associés seniors de grands bureaux montréalais concurrents qui tout d’un coup songeraient eux-aussi à changer de camp.

Rappelons-le, dans un geste qui étonné toute la communauté juridique montréalaise, Yvon Martineau, Réal A. Forest et Claude Marseille ont quitté Fasken pour se joindre à Blakes le 9 mars dernier.

D'autres associés de plusieurs bureaux pourraient bientôt les imiter.

« J’ai reçu au moins six appels », dit Norm Saibil, l’associé directeur de Blakes à Montréal, qui refuse bien entendu de donner des noms. Il explique que depuis que la nouvelle est sortie dans les médias, plusieurs associés de cabinets concurrents ont manifesté de l’intérêt pour se joindre à Blakes.

L’arrivée d’un avocat vedette chez Blakes peut-elle soudainement transformer la perception des gens envers le bureau de Montréal et inciter d’autres avocats de renom à se joindre à ce cabinet?

Chose certaine, si l’on se fie à ce qui s’est passé au hockey on peut en douter. Rappelez-vous, l’arrivée de Bob Gainey aux commandes des Canadiens de Montréal avait suscité beaucoup d’enthousiasme.

Certains commentateurs sportifs avaient même avancé que cela aurait un effet positif à la fois sur l'ardeur au jeu des joueurs en place que sur le désir des joueurs autonomes de signer avec le club montréalais, d'où le qualificatif "d'effet Gainey".

Six ans plus tard, Bob n’a toujours pas réussi à attirer une grosse vedette.

Et l’homme n’a jamais été aussi dans le pétrin qu’en ce moment!