Me Claude Gendron, lauréat du prix ZSA « Mérite de carrière ».
Me Claude Gendron, lauréat du prix ZSA « Mérite de carrière ».
Contrairement aux autres nominés, Me Claude Gendron est déjà sûr de sortir victorieux de cette huitième cérémonie des Prix ZSA des Conseillers juridiques puisqu’il est le lauréat du prix ZSA « Mérite de carrière ».

« C’est une reconnaissance qui est touchante, déclare-t-il à Droit-inc. Je veux évidemment remercier tous ceux qui ont participé à cette nomination. Même si je regarde surtout vers l’horizon, la première impression qu’on a est de se dire que le temps est passé bien rapidement. Quand j’ai commencé Steve Jobs était encore jeune et Mark Zuckerberg pas encore né.»

Depuis cinq ans, Claude Gendron occupe le poste de Conseiller spécial auprès de la haute direction chez Ivanhoé Cambridge. Une société avec laquelle il avait déjà pu travailler lorsqu’il était associé principal chez Fasken Martineau et spécialisé dans les domaines de l’immobilier, des infrastructures et du financement des entreprises.

« Pour en arriver là, il y a derrière des tonnes de nuits blanches, de soirées passées au bureau à manger des fast-foods. Quand on commence, on est incertain, il faut d’ailleurs garder ce doute tout au long de sa carrière, dans n’importe quel métier. Avec le temps on acquiert un meilleur sens de la l’image générale, on devient plus stratégique, on passe d’une vision micro à macro. »

Il ajoute également qu’avec l’âge, on devient plus « philosophe ».

Des dossiers marquants

En matière d’infrastructure, Me Gendron a également dirigé l’équipe de conseillers juridiques externes d’Infrastructure Québec pour la réalisation des nouveaux hôpitaux, des projets totalisant plus de quatre milliards de dollars d’investissements.

« Il y a eu aussi plusieurs transactions marquantes. Pendant plusieurs années, alors que je travaillais chez Fasken Martineau, j’ai été amené à être le conseiller du Centre Hospitalier de l’Université de Montréal et du Centre Université de Santé McGill. Les premières armes du gouvernement du Québec dans des partenariats publics-privés avec des appels d’offres internationaux », dit-il en revenant sur sa carrière.

« Ça a été beaucoup de travail, je me souviens que même les grands avocats du Royaume-Uni nous appelaient pour travailler sur ces dossiers. Il faut dire que quand on est avocat, le fait de pouvoir s’occuper de contrats sur les hôpitaux est forcément gratifiant, de savoir que toute la population va ensuite pouvoir en profiter », note Claude Gendron, surpris par la vitesse à laquelle sont passées les années à travailler sur ces dossiers importants.

« J’ajouterais aussi le projet de revitalisation du vieux quartier de Montréal avec la création du quartier international, sans oublier bien sûr la construction du bâtiment de la Caisse de dépôt. »

De l’amitié et des sandwichs

Admis au Barreau du Québec en 1975, c’est donc 43 années de carrières qui jalonnent le parcours de Me Gendron. Il est par ailleurs diplômé en administration des affaires de l’Université d’Ottawa (1971) et détient une licence et une maîtrise en droit de l’Université de Montréal.

« Il y a aussi des amitiés qui ont traversé le temps, comme avec Daniel Desjardins. Je me souviens encore de nos premières années en tant qu’avocat, on se retrouvait pour manger des sandwichs en face de la Basilique Notre-Dame en échangeant sur les dossiers du service juridique dans lequel on était », ajoute-t-il en parlant de ses débuts professionnels.

Avec quatre décennies passées à pratiquer, il a également pu noter l’évolution du métier, grâce au numérique, et la mutation de ses missions au fil de son parcours. Sans oublier le rôle prédominant du travail d’équipe, qui n’a cessé de grandir au fil des années.

« Avec la technologie, la vitesse d’exécution est devenue celle de la vitesse de la lumière. Il faut des réponses immédiates, d’où la nécessité d’avoir des spécialistes, des experts dans leur domaine. Ce qui est fondamental, c’est surtout l’équipe avec laquelle on exerce. Il faut être bien entouré, surtout aujourd’hui où les dossiers sont bien trop complexes pour qu’on puisse travailler seul dessus », conclut-il pour Droit-Inc.