Une employée de la Maison-Blanche tente de reprendre le micro des mains de Jim Acosta, après que le président Trump eut répondu à une de ses questions
Une employée de la Maison-Blanche tente de reprendre le micro des mains de Jim Acosta, après que le président Trump eut répondu à une de ses questions
L'accréditation de Jim Acosta a été suspendue la semaine dernière après une altercation verbale l'opposant au président Donald Trump, lors d’une conférence de presse donnée par ce dernier au lendemain des élections de mi-mandat.

CNN a rapidement décidé de poursuivre M. Trump et des membres de son administration, en arguant que cette décision viole les droits à la liberté de presse et à une procédure juste et équitable, garantis respectivement par les premier et cinquième amendements de la Constitution.

La chaîne d'information en continu a plus spécifiquement réclamé une injonction préliminaire afin que l'accréditation de M. Acosta soit rétablie dans les plus brefs délais, en précisant qu'elle demanderait une injonction permanente lors des procédures à venir.

De nombreux médias américains, dont Fox News, NBC, Associated Press, Bloomberg, le New York Times, le Washington Post, Politico et USA Today se sont joints à la poursuite de CNN.

La Maison-Blanche avait justifié sa décision en faisant valoir qu'elle n'était pas liée aux questions de M. Acosta, qui contestait la façon dont le président Trump présentait le mouvement des milliers de migrants venus d'Amérique centrale qui se dirigent vers la frontière entre le Mexique et les États-Unis.

Elle s'en prenait plutôt au comportement jugé déplacé du correspondant de CNN envers une jeune stagiaire chargée de récupérer de ses mains le micro lors de la conférence de presse. M. Acosta avait refusé de le lâcher pour pouvoir poser d'autres questions.

« Le président et la Maison-Blanche ont toute discrétion pour gérer l'accès des journalistes à la Maison-Blanche », plaidait le secrétariat à la Justice dans un document présenté à la cour.