Les membres du groupe sont représentés par Me Joey Zukran de LPC Avocat.
Les membres du groupe sont représentés par Me Joey Zukran de LPC Avocat.
L’action collective lancée par Dan Abicidan réclame à Ikea des dommages-intérêts compensatoires et des dommages punitifs pour les consommateurs qui ont acheté des commodes rappelées par le magasin Ikea entre le 1er janvier 2002 et le 28 juin 2016.

Au total, ce sont 4,5 millions de commodes qui ont été rappelées au Canada pour des défauts de sécurité ayant entraîné la mort d’enfants.

Les membres du groupe sont représentés par Me Joey Zukran de LPC Avocat.

Pour l’année 2018, notons que l’avocat affiche à son compteur 5 actions collectives autorisées et 3 actions collectives réglées.

Et quand on lui demande ce qu’il répond aux gens qui l’accusent de lancer trop d’actions collectives, il rétorque n’avoir rien à leur dire.

«Je me concentre à faire mon travail que j’aime énormément. Ce dossier affecte beaucoup de monde, et notamment des enfants, je le trouvais intéressant», indique à Droit-inc l’avocat.

Face à lui, ce sont Me Stéphane Pitre et Me Annie Merminod de Borden Ladner Gervais qui représentent les défenderesses.

C’est l’honorable Chantal Tremblay qui a autorisé l’action collective.

Reproches

M. Abicidan reproche à Ikea d'avoir vendu des biens affectés d'un défaut de sécurité et d'avoir tardé à informer les consommateurs des dangers reliés au risque de basculement des commodes, comme il est indiqué dans le jugement dont Droit-inc a obtenu copie.

II allègue que bien que des enfants en soient décédés, Ikea a continué de vendre les commodes en violation de la Loi sur la protection du consommateur (LPC). II reproche également à Ikea d'avoir effectué de fausses représentations dans le cadre de sa Campagne de rappel.

II recherche le remboursement du coût des commodes visées par la Campagne de rappel, des troubles et inconvénients et des dommages punitifs.

Des millions dans les caisses

La particularité de ce dossier est qu’Ikea était prêt à rembourser les consommateurs mais seulement si ces derniers ramenaient le meuble au magasin.

«Mais tout le monde n’a pas de voitures!, explique à Droit-inc Me Zukran. Et d’autres avaient déjà installé le meuble chez eux. Cette campagne de rappel est problématique et pas du tout avantageuse pour le consommateur. Ikea ne leur facilite pas la tâche.»

Ce qu’il demande c’est le même remboursement (et on parle d’un montant de 200 millions de dollars pour les Québécois!), mais à des modalités différentes. Ikea viendrait chercher le meuble gratuitement chez les consommateurs, comme cela se fait déjà aux États-Unis, et les rembourserait sur preuve d’achats ou de photographies.

«Les 200 millions de dollars ne devraient pas rester dans les caisses d’Ikea mais être mis dans un fonds, et distribués aux consommateurs sous la supervision du tribunal», dit Me Zukran.