Mes Alex O’Reilly et James O’Rielly ensemble à la Cour Suprême du Canada en 2015.
Mes Alex O’Reilly et James O’Rielly ensemble à la Cour Suprême du Canada en 2015.
Me Alex O’Reilly le mentionne d’emblée à Droit-Inc : ce n’est pas parce qu’il a une mauvaise relation avec Me James O’Reilly, son père, qu’il quitte le cabinet qu’il a créé pour rejoindre Gowling.

« Je travaillais avec mon père sur certains dossiers d’envergure, sinon, je faisais surtout des petits dossiers. Ce n’était plus idéal pour le développement de ma pratique. »

D’ailleurs, son père voit son départ comme la continuité de son œuvre, dit-il.

« De toute manière, nous continuerons à travailler ensemble. Je pourrais lui offrir mon support à partir de la plateforme d'envergure qu’est Gowling. »

O’Reilly fils ne se retrouve pas en terre inconnue là-bas, où plusieurs anciens de ses collègues y travaillent. En fait, les deux cabinets œuvrent régulièrement en partenariat sur certains dossiers.

« Ici, mon voisin de bureau est Me Jean Sébastien Clément que j’ai rencontré à l’âge de 14 ans au bureau de mon père. C’est facile pour moi de sauter la clôture parce que c’est la même clientèle, le même genre de dossiers. »

Dans les traces de papa

Tout comme son père, Me Alex O’Reilly pratique notamment en droit autochtone. Toutefois, l’avocat assure que l’influence de son prédécesseur n’est pas la seule chose l’ayant mené vers cette spécialisation.

C’est qu’après avoir complété son Barreau en 2012 au sein de Norton Rose Fulbright puis d’y avoir été embauché, il s’est vu confier des dossiers reliés au droit des Inuits.

« Mais on ne se le cachera pas, j’ai grandi dans le droit autochtone. Je parlais avec mon père, et le type de dossiers sur lequel il travaillait m’intéressait beaucoup. »

Moins de deux ans après avoir intégré Norton Rose Fulbright, les demandes de son père, qui souhaite le voir rejoindre sa pratique, prennent le dessus.

« Quand ton père te demande quelque chose, c’est dur de dire non. Je me sens privilégié d’avoir pu travailler avec lui. »

Aujourd’hui, Alex O’Reilly, 35 ans, se qualifie d’avocat généraliste, puisqu’il pratique du droit constitutionnel, corporatif, de l’environnement, de la gouvernance, et de l’emploi.

Un tour à Oxford

Mes Alex O'Reilly et James O'Reilly à Chisasibi.
Mes Alex O'Reilly et James O'Reilly à Chisasibi.
Après avoir complété un baccalauréat en histoire à l’Université McGill, Me Alex O’Reilly est admis à la maîtrise en histoire à Oxford. Il y passe deux ans.

« Ça a été les deux plus belles années de ma vie. J’ai été exposé à un niveau de connaissances tellement élevé… je m’y suis fait des amis pakistanais, australiens, américains. C’était une expérience incroyable. »

Dès l’âge de 15 ans, le jeune homme savait exactement ce qu’il voulait faire : étudier en histoire, qui était sa passion puis compléter un baccalauréat en droit, domaine qui attisait sa curiosité.

Aujourd’hui, il réalise qu’il voyait juste à l’époque, puisque sa formation en histoire lui sert quotidiennement.

« En histoire, on apprend à synthétiser. C’est une habileté très importante en droit, où il n’est pas rare d’avoir un cartable de documentation à passer au peigne fin! »