Me Errol Payne.
Me Errol Payne.
Me Errol Payne avait un plan : prendre sa retraite le 31 décembre 2018. Au lieu de ça, il a signé chez Beauvais Truchon, à Québec, où il a déjà passé 42 ans.

Reçu au barreau en 1974, c'est dans ce cabinet qu'il débute sa carrière. À l'été 2017, il rejoint le bureau de Québec de Lavery avec sa consoeur Judith Rochette. L'objectif ? Développer le volet responsabilité professionnelle au sein du groupe de litige du bureau.

Dès le départ, l'accord était clair : cette collaboration prendrait fin au 31 décembre 2018, en même temps que sa pratique.

« J'ai été très actif au niveau du travail à la fin de 2018. Et ça m'a donné le goût de continuer », explique Me Payne. C'est justement à cette période que ses anciens collègues de Beauvais Truchon lui proposent de revenir.

Le litige comme fil conducteur

« Quand on est en fin de carrière, on se pose la question de prendre de nouveaux dossiers car il faut pouvoir les mener à terme. Mais maintenant, je m'implique dans des mandats de plus courte durée. Je fais davantage de counseling, j'écris des opinions pour des clients que j'avais déjà », précise-t-il.

Me Payne est un touche à tout, mais sa carrière comporte un fil conducteur : le litige. « J'ai passé l'essentiel de ma vie devant les tribunaux », commente l'avocat de 69 ans.

Au départ, il oeuvre en droit de la famille, puis en responsabilité civile. Il s'intéresse ensuite au droit des médias et devient notamment l'avocat du journal Le Soleil.

Il a également représenté nombre d'avocats, principalement de Québec et de l'Est du Québec dans des dossiers de responsabilité professionnelle. Depuis quelques années, l'avocat s'intéresse au droit administratif en plus de ses fonctions d'arbitre.

La joie d'aider

Si Errol Payne a beaucoup apprécié son expérience chez Lavery, il admet qu'un cabinet de taille plus modeste lui convient mieux.

« Il est difficile d'avoir autant de mandats dans un grand cabinet à cause des conflits d'intérêt. Par ailleurs, les tarifs horaires y sont selon moi trop dispendieux. »

Car Me Payne a à coeur d'aider les gens, notamment dans le cadre de dossiers Probono. « La joie d'aider, c'est une grande partie de notre rémunération. »

Et la retraite dans tout ça ? C'est la vie qui décidera, commente-t-il. « Ça nous fait vivre le droit, mais quand on le pratique dans un milieu agréable, où la pression administrative n'est pas trop élevée et qu'il n'y a pas que la piastre qui compte, c'est extraordinaire le bienfait que ça nous fait ! »