Me Gérard Samet, alias Super Samet.
Me Gérard Samet, alias Super Samet.
Me Gérard Samet et deux consœurs ont déposé une demande d’action collective en raison des travaux du REM qui perturbent les déplacements des usagers résidents en banlieue et travaillant à Montréal.

La demande a été déposée la semaine dernière à Montréal au nom de Magali Barré, une résidente de Laval, contre la Caisse de dépôt et placement du Québec, l’opérateur de transport Exo, l’Autorité régionale de transport métropolitain et le procureur général du Québec.

Elle a tout récemment été rejointe par deux autres citoyens, Cédric Boileau et Karolyne Viau.

Le dossier est porté par Mes Gérard Samet, Agathe Basilio et Gabrielle Azran. « Il pourrait concerner au moins 18 000 personnes », précise Super Samet, joint par Droit-inc.

Puisque le projet du REM va nécessiter la fermeture du tunnel Mont-Royal, et donc, l’interruption partielle puis totale du service ferroviaire pendant plusieurs années, à la fois sur la ligne de Deux-Montagnes et de Mascouche, plusieurs usagers de ces lignes seront donc pénalisés.

« Nous ne sommes pas opposés au REM, on ne remet pas en cause le projet, mais plutôt les mesures d’accompagnement. On a voulu faire ça au coût le plus bas, sans tenir compte de la population concernée », explique Me Samet qui évoque l’improvisation des parties impliquées dans le projet.

Des inconvénients intolérables

Me Agathe Basilio.
Me Agathe Basilio.
Ainsi, les mesures annoncées vont entraîner un allongement du temps de trajet pour tous les usagers des lignes ferroviaires.

« Beaucoup ont acheté leur maison à proximité de ces lignes », rappelle l’avocat qui ajoute que cette situation « remet en cause l’organisation de tous ces gens et tout l’équilibre qu’ils avaient trouvé ».

Il évoque des conséquences psychologiques, une perte de la valeur de leur bien immobilier, et un impact sur la conciliation travail-famille.

Me Gabrielle Azran.
Me Gabrielle Azran.
Ainsi, les usagers attendent depuis plusieurs mois des mesures concrètes pour pallier l’arrêt de ces deux lignes de train en 2020.

Déjà, les travaux du REM entraînent des retards, car les trains utilisent une voie simple sur un long segment.

« Pourquoi ne pas réfléchir à une solution comme il existe sur le pont Champlain, avec des voies réservées pour des autocars qui rejoindraient la gare centrale? C’est sûr, ça sera toujours plus que le train, mais moins pire leur demander de rejoindre en bus la ligne orange déjà saturée », poursuit Me Samet.

Dans le document déposé en cour, on peut lire que ces familles « vont vivre des inconvénients intolérables ».