Nicola Davies, une juge à la Cour d’appel.
Nicola Davies, une juge à la Cour d’appel.
Nicola Davies, une juge à la Cour d’appel oeuvrant en Angleterre, a avoué à sa collègue Heather Hallett dans le podcast Judiciary UK, qu’elle avait détesté étudier le droit à l’Université.

À l’époque, la magistrate aurait plutôt préféré étudier l’anglais ou l’histoire.

« Si je pouvais conseiller l’adolescente que j’étais, je lui dirais d’étudier en histoire ou en anglais. Je ne réalisais pas que je pouvais étudier en autre chose que le droit, puis finalement devenir avocate », a-t-elle expliqué.

Un détour

Lors d’un discours à la Chartered Institute of Legal Executives, Davies explique avoir postulé pour un emploi chez Unilever après ses études à Birmingham. À ce moment, un cadre de l’entreprise lui avait conseillé de demeurer dans le domaine du droit.

Elle ne l’avait pas écouté, en abandonnant le droit pour oeuvrer dans le domaine de la finance.

Plus tard, l’étudiante a complété son Barreau, se spécialisant en droit médical, représentant même le tueur en série Harold Shipman.

Le syndrome de l’imposteur

Lors du podcast tenu dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes, les deux juges ont avoué souffrir du syndrome de l’imposteur.

Elles estiment que celui-ci n’échappe pas aux femmes, et même aux juges les plus chevronnées!

« Je suis convaincue que la confiance est très importante pour une carrière réussie. Je suis étonnée que vous et moi ayons des collègues féminines qui parlent encore de souffrir du syndrome de l'imposteur. Pourtant, nous n'avons pas de collègues masculins qui l’ont », a illustré la juge Hallett.

Davies a ajouté qu’elle avait déjà dû composer avec des problèmes de confiance en soi, et que les hommes étaient meilleurs pour « faire semblant » d’être confiants.