Charles-Étienne Ostiguy, étudiant en deuxième année de droit.
Charles-Étienne Ostiguy, étudiant en deuxième année de droit.

Aujourd’hui, la Faculté de droit de l’Université de Montréal (UdeM) fait partie des milliers d’institutions scolaires à l’échelle mondiale qui prennent part à la manifestation étudiante pour le climat.

C’est Charles-Étienne Ostiguy, un étudiant en deuxième année de droit qui a initié l’Assemblée générale menant à la levée des cours dans la Faculté.

Rejoint par Droit-Inc, il se dit « quand même épaté » du fait qu’environ 300 étudiants se sont amassés devant l’UdeM pour cette cause qui lui tient à coeur.

« La catastrophe est imminente. La cause varie d’endroit en endroit, mais on est là pour faire comprendre au gouvernement et aux législateurs que le dogme et les théories de croissance économiques actuelles sont louables, mais ne sont pas applicables en pratique. »

L’étudiant en droit de 21 ans réclame également plus de transparence de son Université en matière de financement, citant que celle-ci a déjà reçu des sommes importantes de la part de pétrolières.

Il rappelle que le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, estime que la communauté internationale n’a que deux ans pour agir avant que la situation environnementale devienne irréversible.

« On a aussi des revendications en termes d’éducation, puis de justice environnementale. »

Quasi unanime

«Aujourd’hui, je manifeste pour l’environnement!»
«Aujourd’hui, je manifeste pour l’environnement!»
Lors de l’Assemblée générale initiée par le natif d’Anjou, il n’y a qu’un seul étudiant parmi les quelque 180 présents qui s’est opposé à la levée de cours.

Selon Ostiguy, la rencontre n’a duré qu’une vingtaine de minutes, le temps que les étudiants expliquent la motion, puis la nature du mouvement mondial.

Même s’il ne se dit pas de ceux qui prétendent vouloir à tout prix mettre un frein au développement économique, l’étudiant souligne que la cause est importante, puisque concerne le futur « de milliards d’êtres humains. »

« J’espère un jour atteindre ma retraite sans avoir à me soucier de la manière de m’alimenter, de comment mes enfants vont grandir. C’est une cause qui touche tout le monde, alors c’est un peu aberrant qu’on fasse valoir une poignée d’emploi au détriment du futur du genre humain. »

Avec cette manifestation, il espère que le nouveau gouvernement élu à l’échelle fédérale mette plus d’emphase sur les causes environnementales dans sa prise de décision.

À l’échelle provinciale, celui qui écrit dans le Pigeon Dissident, le journal de sa Faculté de droit, estime que le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement ne ralentit pas l’économie, mais assure la survie de la planète.

« La prise de conscience est le principal objectif de ces manifestations. Ça fait 40 ans qu’on tarde en prendre action en matière de l’environnement. The clock is ticking! »