Julia Valladao et Bruce Hallsor.
Julia Valladao et Bruce Hallsor.
C’est ce qu’a déterminé le sondage annuel du Canadian Lawyer.

Une portion de 47,64 % des avocats s'attend à ce que leurs honoraires demeurent stables, tandis que 44,64 % d’entre eux s’attendent à les voir augmenter.

Les frais généraux plus élevés (50,49 %), la complexité accrue des dossiers (40,78 %) et l’inflation (62,14%) ont été cités dans l’étude comme des facteurs de l’augmentation des taux de facturation des cabinets cette année.

La plupart des avocats, soit 88,56 %, continuent d’utiliser l'heure facturable comme méthode de facturation, bien que 62,71 % aient recours à des tarifs fixes et que 33,56 % utilisent des honoraires conditionnels (liés à l’issue du dossier), révèle l'enquête.

Les chiffres correspondent approximativement à ceux déterminés dans le sondage de l’année précédente.

Des cabinets canadiens, comme Crease Harman situé à Victoria, utilisent majoritairement un système d’heures facturables pour des raisons internes et externes, tel que l’indique son directeur général Bruce Hallsor à The Canadian Lawyer.

« Il existe généralement des frais fixes pour les testaments ou les transferts...mais dans la plupart des cas, nous avons utilisé le taux horaire. Nous avons constaté qu’à l’interne, c’était un très bon moyen de gérer la productivité des avocats, et que les clients n’y réagissent pas beaucoup », déclare-t-il.

Une combinaison de frais fixes (62,87 %) et d’heures facturables (88,61 %) est le moyen le plus couramment utilisé par les cabinets de toutes tailles, bien que les taux horaires combinés soient utilisés par 34,38 % des cabinets de plus de 26 avocats.

Des coûts prévisibles

Selon Julia Valladao, directrice de la division de Robert Half Legal à Toronto, les clients recherchent la prévisibilité des coûts, ce qui favorise l'adoption d'options de facturation non traditionnelles par les cabinets, telles que les frais fixes et les frais pour imprévus.

Elle pense que l’approche de facturation traditionnelle sera tranquillement remplacée par d’autres systèmes, incluant des primes de performance basées sur les résultats.

« Les cabinets d’avocats tentent de démontrer la valeur qu’ils apportent aux clients en accordant des tarifs plus flexibles et des services innovants pour demeurer compétitifs. Ainsi, les cabinets de petite taille, de taille moyenne, capables d’offrir aux clients un taux de facturation plus bas sont dans une position unique pour obtenir de nouvelles opportunités d’affaires », dit-elle.

Parmi les avocats interrogés dans le cadre de l’étude, 51,69 % ont indiqué travailler dans des cabinets comportant quatre avocats ou moins, tandis que 29,39 % dans des cabinets de cinq à 25 avocats puis 8,11 % de 26 à 50 avocats.

La plupart des avocats sondés, soit 49,66 %, venaient de l’Ontario, tandis que 17 % travaillent en Alberta et en Colombie-Britannique, 4 % au Manitoba, 2,7 % en Nouvelle-Écosse, 4,73 % en Saskatchewan et moins de 2 % pour le Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve et le Québec.