Ru Bhatt, directeur général et Michelle Fivel, associée.
Ru Bhatt, directeur général et Michelle Fivel, associée.
Une nouvelle étude américaine démontre que devenir associé est toujours l’objectif professionnel le plus convoité par les jeunes avocats milléniaux.

En effet, l’étude menée en partenariat par la firme Major, Lindsey & Africa et le site Above the Law révèle que 40 % des milléniaux interrogés s’attendent à devenir associé dans les 10 prochaines années.

Parmi ceux-ci, seulement 27,7 % estiment qu’ils parviendront à accéder à ce rang au sein de leur cabinet actuel.

Le deuxième objectif professionnel le plus populaire chez les répondants est d’obtenir une promotion à l’interne.

Une génération critique

Même si l’ascension au rang d’associé fait toujours rêver les avocats milléniaux, ceux-ci demeurent critiques quant à la culture et au modèle commercial des gros cabinets.

Plus de 50 % des avocats interrogés indiquent ainsi que le modèle commercial actuel des cabinets est « fondamentalement brisé ». Néanmoins, ils sont 62 % à estimer que les millénaires changent présentement les politiques et la culture des cabinets d’avocats pour le mieux.

« Il ne fait aucun doute que cette génération fonctionne différemment de ses prédécesseurs, et les cabinets d'avocats les mieux placés pour leur croissance future sont ceux qui sont prêts à bousculer le statu quo », a déclaré Ru Bhatt, directeur général de Major, Lindsey & Africa.

Une différence entre les sexes

Toujours selon l’étude, les hommes et les femmes perçoivent différemment la pratique du droit.

Quarante-cinq pour cent des femmes sont d'accord pour dire que la culture des cabinets d'avocats est sexiste, alors que seulement 14 % des hommes de la génération Y approuvent cette affirmation.

Plus de 56 % des femmes de la génération des milléniaux estiment qu’il existe un écart de rémunération entre hommes et femmes, alors qu’uniquement 18 % de leurs homologues masculins abondent dans ce sens.

Les femmes priorisent la diversité et à l'inclusion, 63 % sont ainsi fortement d'accord pour dire qu'une main-d'œuvre diversifiée et inclusive devrait être une priorité. Du côté des hommes, seulement 37 % sont d'accord avec cette affirmation.

« Je pense que tout est une question de perspective. Si les hommes ne le ressentent pas, il est logique qu'ils ne signalent pas qu'ils le voient dans l'environnement », a déclaré Michelle Fivel, associée chez Major Lindsey.

Comme par le passé, la conciliation travail-vie personnelle est une priorité absolue pour les avocats milléniaux. Près de 75 % déclarent qu'ils échangeraient une partie de leur rémunération contre un horaire de travail flexible, plus de temps libre ou une réduction des heures facturables.

Dans le cadre de cette étude, 1200 lecteurs de Above the Law, tous avocats ou associés aux États-Unis, ont été sondés.