L’avocate Diane Lafond prend la plume pour répondre.
L’avocate Diane Lafond prend la plume pour répondre.
Madame, Monsieur,

Voici les faits de l’affaire que vous avez publiée :

Il s’agit premièrement d’un mandat à risque que j’ai accepté pour le client c’est à dire payable sur réception du paiement du débiteur dans l’éventualité où j’obtenais un jugement favorable à celui-ci.

Après 5 ans de travail professionnel, j’ai effectivement obtenu un jugement favorable au client qui a d’ailleurs fait jurisprudence au Québec quant au plafond des dommages accordés par les tribunaux pour une victime d’acte criminel.

Après le jugement, le débiteur principal a fait faillite : pendant plus d’un an et demi, j’ai persisté et continué les procédures légales et j’ai alors convenu avec le client d’un partage d’honoraires 50/50 des sommes que nous pourrions obtenir. Les termes de la convention convenue entre mon client et moi ont été intégralement respectés et le partage des sommes reçues s’est fait selon cette convention.

Le client a également signé un document de reçu quittance lors de la réception des sommes ayant fait l’objet d’un règlement hors cour payable par un tiers non partie au litige.

Quinze mois plus tard, il s’est adressé au Barreau du Québec niant sa signature sur les documents de reçu-quittance et niant également avoir convenu une convention de services professionnels prévoyant un partage de sommes reçues.

Avec respect pour le Conseil de discipline, je considère que leur décision est à tout point de vue déraisonnable n’ayant pas tenu en compte des éléments de preuve déterminants et l’absence de crédibilité totale de l’ancien client lors de son témoignage.

En conséquence de ce qui précède, j’entends exercer tous mes recours en appel puisqu’en aucun moment je n’ai pris des sommes d’argent appartenant au client, mais j’ai plutôt respecté les termes convenus avec celui-ci pour le partage des sommes reçues en paiement de mes honoraires professionnels.

Cordialement.

Diane Lafond