Me Luc Plante rejoint le cabinet Hinse Tousignant et associés.
Me Luc Plante rejoint le cabinet Hinse Tousignant et associés.
Après une longue réflexion, Me Luc Plante quitte le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

À l’âge de 55 ans, c’est en pensant avant tout à sa santé qu’il rejoint le cabinet Hinse Tousignant et associés.

« Mon père est décédé à l’âge de 64 ans. On ne sait jamais, il me reste peut-être seulement neuf années à vivre. Tu peux faire tous les calculs dans la vie, mais le meilleur, ça demeure la santé », confie-t-il à Droit-Inc.

Dans cette optique, le Barreau 1988 souhaite donc prendre le temps de passer du temps avec son épouse, sur leur terre située à Saint-Lucien. Lors des prochains jours, il sera aussi occupé à regarder son équipe de hockey favorite, les Bruins de Boston, qui tentent de remporter la coupe Stanley...

Une nouvelle équipe

En fait à la base, Me Plante croyait démarrer sa semi-retraite en rejoignant Hinse Tousignant et Associés.

« Pourtant, depuis que j’ai commencé ici, je travaille à tous les jours! Je ne m’attendais pas à cela », lance le juriste en riant.

Son rythme de travail devrait toutefois diminuer au cours des prochains jours. Il a rejoint ce cabinet, car il connaissait bien l’un de ses dirigeant, Me Jean-Pierre Hinse.

Leur entente est claire: Me Plante choisira ses dossiers, pour donner un coup de main.

« J’ai passé 10 ans au DPCP, à travailler la fin de semaine, la nuit. Les horaires atypiques, ça ne m’intéresse plus », avoue-t-il.

Par contre, son nouveau mandat au sein du cabinet ne lui sera pas étranger, alors qu’il sera appelé à plaider en matière de droit criminel et pénal. « C’est ce que j’ai fait toute ma vie! » lance-t-il.

Ceci-dit, ce sera la première fois que l’avocat le fera « de l’autre côté de la clôture. »

« Le contact avec les clients est très différent. Ça me motive parce que c’est nouveau pour moi. Il faut regarder les dossiers d’un autre oeil, utiliser son imagination », analyse-t-il.

Après avoir complété ses études à l’Université de Sherbrooke, le juriste s’est joint en janvier 1989 au Bureau des Substituts du procureur général de Shawinigan. Il a ensuite occupé les mêmes fonctions à Trois-Rivières et Drummondville, avant de rejoindre le Bureau de Service Conseil du DPCP.

À ce moment-là, son mandat était de conseiller les policiers, agents de la faune, contrôleurs routiers et autres agents de la paix relativement à toutes questions de nature juridique.

Au cours de sa carrière, Me Plante a également enseigné à l’École du Barreau de Sherbrooke ainsi qu’en techniques policières au Collège Ellis. En 2000, on l’a nommé Bâtonnier d’Arthabaska.

Parmi toutes ses expériences professionnelles, c’est son passage au DPCP qui l’a le plus marqué.

« Ça été un vrai privilège de travailler là, de représenter l’État, couvrir de beaux dossiers et d’avoir la confiance de mon employeur. J’ai été choyé. Je suis vraiment très fier de ma carrière », conclut-il.