L’honorable Nicholas Kasirer pourrait succéder au juge Clément Gascon, à la Cour suprême
L’honorable Nicholas Kasirer pourrait succéder au juge Clément Gascon, à la Cour suprême
Le premier ministre Justin Trudeau annonce aujourd’hui qu’il propose l’honorable Nicholas Kasirer en guise de successeur à Clément Gascon, à la Cour suprême.

Rappelons que le juge Gascon avait annoncé son départ de la Cour suprême, le 15 avril dernier. Il a depuis avoué éprouver des troubles d’anxiété ainsi que des symptômes de dépression.

Juge à la Cour d’appel depuis 2009, l’honorable Nicholas Kasirer était auparavant professeur de droit à l’Université McGill, où il a enseigné pendant 20 ans. Il a également été doyen de la faculté de droit de l’Université.

« Le juge Kasirer œuvre dans le milieu juridique et le domaine de l’éducation depuis plus de 30 ans. Son expertise remarquable fera de lui un atout au sein du plus haut tribunal de notre pays », indique le premier ministre Trudeau, dans un communiqué de presse.

Barreau 1987, le juge Kasirer est diplômé de l’Université McGill. Il détient également un doctorat honorifique de l’Université de Sherbrooke.

Un nouveau processus

Les membres du Comité permanent de la justice et des droits de la personne de la Chambre des communes participeront à une audience spéciale concernant cette nomination le 25 juillet prochain.

Une séance de questions et réponses entre le candidat à la magistrature et les membres du comité se tiendra également lors de cette journée.

Des membres du Comité sénatorial permanent des affaires juridiques et constitutionnelles, et des représentants du Bloc Québécois, du Parti vert du Canada et du Parti populaire du Canada seront également invités à cet événement, animé par un professeur de droit.

Il s’agit de la troisième nomination à la Cour suprême découlant d’un processus lancé par le gouvernement du Canada en 2016. Désormais, un comité consultatif indépendant et impartial a la tâche d’identifier des candidats potentiels.

Ce Comité consultatif est composé de sorte à refléter la tradition juridique unique du Québec et assurer une plus grande participation de son gouvernement dans le processus de sélection des juges de la province à la Cour suprême.