Mes Jacques Dupuis, Gérard Morency, Ghislain Raymond, Marc-André Bergeron, Mélanie Dubreuil, Caroline Sauro et Estelle Lizotte. Photos : Site Web de Deveau et LinkedIn de Ghislain Raymond
Mes Jacques Dupuis, Gérard Morency, Ghislain Raymond, Marc-André Bergeron, Mélanie Dubreuil, Caroline Sauro et Estelle Lizotte. Photos : Site Web de Deveau et LinkedIn de Ghislain Raymond
« La transition a été effectuée, on est passés à d’autres choses. Nous sommes Deveau 2.0, nous sommes rendus ailleurs avec l’embauche de sept nouveaux visages », assure Martin Larocque.

Me Larocque est l’un des trois associés à être demeuré chez Deveau avocats, après le départ en trombe de deux associés, Jean-François Gagné et Pierre Mayer, 19 avocats et 35 professionnels vers Trivium, en janvier dernier.

À l’époque, on expliquait cette dissociation choc par une divergence de vision d’affaires entre les cinq associés de Deveau. C’est donc avec une nouvelle philosophie que le cabinet procède à l’embauche de Mes Jacques Dupuis, Gérard Morency, Ghislain Raymond, Marc-André Bergeron, Mélanie Dubreuil, Caroline Sauro et Estelle Lizotte.

« Ces avocats-là nous ont approchés parce qu’ils aimaient la culture de notre bureau, notre nouvelle image, notre nouvelle philosophie », assure Me Larocque.

Alors, c’est quoi cette nouvelle philosophie, qui représente Deveau 2.0?

« C’est le respect, l’engagement, la qualité de vie qu’on offre à nos employés, estime l’associé. La dynamique, l’ambiance est différente ici. On croit que nos nouveaux joueurs seront importants dans le maintien de ces aspects-là. »

Et les anciens employés, survivants de ce divorce houleux, comment voient-ils la suite des choses?

« Ceux qui ont choisi de rester, ils ont confiance en nous. Je vous le dis, la transition s’est excessivement bien déroulée. »

Ça a le mérite d’être clair: maintenant, Deveau 2.0 regarde vers l’avenir.

La suite

Après avoir ouvert un bureau à Laval « au goût du jour », Deveau souhaite procéder à une autre vague d'embauche. Pour l’instant, le cabinet n’a pas d’objectif quantitatif à ce sujet, si ce n’est que de soutenir une croissance qui lui permettra d’assurer sa relève.

« D’ici trois ans, des avocats vont quitter. On a de jeunes avocats qui poussent, mais on s’assure d’avoir une belle diversité au niveau des générations au bureau. »

Ce qui explique notamment l’embauche de Jacques Dupuis et de Gérard Morency, des Barreaux 1974 et 1975 qui ont vu neiger.

Me Morency est un spécialiste en droit du travail, mentionné et sélectionné à titre de plaideur émérite en droit du travail dans Lexpert Directory : « Ratings & Methodology » sous la rubrique « Repeatedly Recomanded ».

C’est lui qui a mené son collègue de Rochefort et Associé, le populaire Me Dupuis, a joindre Deveau avocats. « J’ai vu que le cabinet allait ouvrir une antenne à Québec, alors étant donné que j’y habite, cela me convenait », se contente d’expliquer Me Dupuis, en entrevue avec Droit-inc.

Dans son poste d’avocat-conseil, l’ancien ministre libéral offrira des conseils stratégiques ainsi que des explications quant aux processus législatifs à la clientèle de Deveau, fort d’un passage de près de 12 ans à l’Assemblée nationale.

Voilà un rôle bien différent de ses débuts en droit, effectués en tant que criminaliste en pratique privée et comme procureur de la Couronne.

« C’est certain que la pratique du droit criminel me manque… mais je ne l’ai pas pratiqué depuis une vingtaine d’années. Je ne rendrais pas service à un client en le représentant », admet-il.

Une nouvelle vie

Bien qu’il n’envisage pas un retour en politique, considérant qu’à 70 ans, « il est temps de laisser la place aux jeunes », l’ancien député de Saint-Laurent se tient toujours impliqué dans cet univers, en tant que commentateur aux « Mordus de politique », à Radio-Canada.

D’ailleurs, il en avait long à dire sur la sortie du livre PLQ inc., qui dévoile que l’Unité permanente anticorruption a tenté de démontrer que le gouvernement dont il faisait partie aurait pris avantage de financement illégal en échange de décisions politiques.

« Ce livre-là est une infamie, déclare-t-il. Il bafoue la présomption d’innocence et toutes les règles de droit criminel, notamment le procès juste et équitable. »

« Les policiers devraient ouvrir leurs preuves aux tribunaux plutôt qu'aux journaux », ajoute-t-il.

Voilà un beau contraste vis-à-vis son ancien patron, Jean Charest, qui s’est fait avare de commentaires à ce sujet…

Du sang neuf

Deveau met la main sur un autre avocat d’expérience, Me Ghislain Raymond, qui a oeuvré pendant plus de 12 ans chez De Grandpré Joli-Coeur.

Barreau 1999, Me Raymond pratique le litige civil et commercial, en plus de participer au développement du secteur de droit immobilier et de construction de Deveau. Il possède une expérience particulièrement en propriété divise et indivise, conseillant des courtiers immobiliers, des particuliers, des syndicats de copropriété et des promoteurs immobiliers.

Mes Mélanie Dubreuil (Barreau 2015), Caroline Sauro (Barreau 2018) et Estelle Lizotte (Barreau 2018) amènent un vent de jeunesse à Deveau.

Me Dubreuil pratiquait auparavant chez Doyon Izzi Nivoix avocats, cabinet où elle a effectué son stage du Barreau. Diplômée de l’Université d’Ottawa, elle consacre sa pratique à la recherche juridique et à la rédaction de procédures, mémoires et opinions juridiques.

Pour sa part, Me Sauro travaillait à la Ville de Laval avant de se joindre à Deveau. Ancienne de l’Université de Montréal, elle axera sa pratique en droit municipal, après avoir représenté la Ville devant des Tribunaux administratifs et judiciaires.

Puis, Me Lizotte s’amène chez Deveau après avoir passé neuf mois chez Asselin Desorcy avocats. Celle dont l’alma mater est l’Université de Montréal pratique principalement du droit de la famille dans son nouveau cabinet.

Finalement, la nouvelle recrue du cabinet, Me Marc-André Bergeron, pratique en droit immobilier et de la construction, dans le secteur du recouvrement de créances et en litige civil et commercial depuis l’obtention de son Barreau, en 2007.