La ministre Sonia LeBel annoncera ce financement pour l'aide aux victimes en compagnie de députées des partis d'opposition. Photo : Radio-Canada
La ministre Sonia LeBel annoncera ce financement pour l'aide aux victimes en compagnie de députées des partis d'opposition. Photo : Radio-Canada
La ministre de la Justice Sonia LeBel doit en faire l'annonce lundi matin, à la Maison du développement durable, à Montréal. Elle sera accompagnée des représentantes des trois partis d'opposition.

Le financement est accordé à la Clinique juridique Juripop, pour la mise-en-œuvre d'un projet pilote de 15 mois, afin d'offrir gratuitement des services d'accompagnement et de conseils juridiques.

Le projet, qui s'étendra du 1er janvier 2020 au 31 mars 2021, sera déployé sur l'ensemble du territoire québécois grâce à un réseau d'avocats partenaires. Ces derniers pourront accompagner les victimes, leur offrir des conseils ou de l'information sur la marche à suivre, particulièrement en ce qui a trait au processus de plainte formelle.

L’aide financière fait partie d'un montant de 50 millions sur 5 ans prévu dans le dernier budget pour la protection des personnes vulnérables.

L'organisme Juripop a reçu l'été dernier un financement de 2 millions du gouvernement fédéral pour offrir un accompagnement juridique gratuit aux victimes de harcèlement sexuel ou de violences sexuelles au travail.

Un projet non partisan

Bien que le financement du projet pilote soit accordé par le ministère de la Justice, cette initiative est le fruit de la collaboration des quatre partis représentés à l'Assemblée nationale.

En janvier, une première rencontre avait lieu entre la ministre LeBel, Hélène David du Parti libéral, Christine Labrie de Québec solidaire et Véronique Hivon du Parti québécois. Les quatre députées veulent améliorer l'accompagnement des victimes de violence sexuelle, dans la foulée du mouvement de dénonciation #moiaussi.

Depuis, le groupe poursuit son travail pour s'assurer que le système judiciaire tienne davantage compte de la réalité des victimes. Pour guider cette réforme, la ministre LeBel a mis sur pied en mars dernier un comité d'experts sur l'accompagnement des victimes d'agression sexuelle et de violence conjugale.

La création d'un tribunal spécialisé dans les crimes sexuels fait aussi partie des pistes de solutions évoquées par les quatre députées.