Droit-inc.com : Quand avez-vous appris votre nomination ?

Ma nomination a été officielle au 1er janvier de cette année, mais je le savais depuis longtemps. C’était d’abord implicite, puis explicite. Quand vous êtes dans un bureau depuis sept-huit ans, comme c’est mon cas chez Dunton Rainville, ce n’est pas une surprise d’être nommé associé. On jase, on le sait.

Quand même, une émotion particulière quand la nomination a été officielle ?

Franchement, je ne me souviens pas exactement le jour où cela a été annoncé officiellement.

Cette nomination a surtout pour moi des conséquences pratiques, puisque les règles changent. Je ne suis plus salarié. J’endosse une nouvelle responsabilité. En terme de profit c’est intéressant évidement, puisque ce qu’on travaille, c’est ce qu’on gagne. Ici, tous les associés investissent en effet une mise de fonds et partagent ensuite les profits. C’est la seule façon de devenir associé.

Mais en termes de prestige ou de reconnaissance, je n’avais pas besoin de cette nomination.

Avez-vous quand même célébré la nouvelle de façon particulière ?

Il y a eu un dîner d’organiser avec mes proches au cabinet. C’était chaleureux. Mais c’est sûrement un de mes défauts, je ne suis pas quelqu’un de très porté sur les célébrations.

Comment avez-vous fait pour parvenir à cette association ?

C’est un mélange de chance et de travail. Quand je suis arrivé chez Dunton Rainville, j’ai eu l’opportunité de travailler pour un avocat, Me Yanick Tanguay qui avait une clientèle très importante et besoin que des gens prennent rapidement des responsabilités. C’est ce que j’ai fait. J’ai pris la place qu’il y avait à prendre. Ensuite, j’ai travaillé et fourni un travail de qualité satisfaisant aussi bien pour mes clients et que pour ceux qu’on me référait. C’était ce qu’on attendait de moi et ce qui explique ma nomination aujourd’hui.

Comment voyez-vous désormais votre pratique ?

Je travaille principalement en droit municipal et en litige commercial. Je représente en outre plusieurs congrégations religieuses.

En tant qu’associé, ça va être pas mal pareil, en m’attachant bien sûr à fidéliser ma clientèle et à la développer encore plus. C’est un des objectifs qui m’est fixé.

Est-ce que vous avez ressenti le besoin de prendre conseils auprès d’autres associés du cabinet pour entrer dans vos nouvelles fonctions ?

Pas réellement, car comme je vous l’expliquais, j’ai rapidement eu des responsabilités dans le cabinet et été autonome sur mes dossiers. Je travaille aujourd’hui avec trois ou quatre avocats, mais c’était déjà le cas avant ma nomination. Le cabinet est peu hiérarchisé. Ce qu’il faut c’est livrer les résultats, ce que je vais continuer à faire comme avant.